Date de parution : 19/01/2012
Format : Broché

25,35 EUR
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Nuit

Auteur(s) : Edgar Hilsenrath
Edition : Attila

1941. C'est la nuit permanente sur le ghetto de Prokov. Au fil des jours, égaré dans un décor apocalyptique, Ranek lutte pour sa survie. Réduits à des ombres, comme s'ils n'avaient plus ni âme ni corps, les personnages baignent dans le brouillard. Pourtant, les scènes d'amour hâtives, de solidarité ou de naissances au milieu du ghetto montrent que, même plongée dans l'horreur, l'humanité s'accroche. Grande fresque de la cruauté et du grotesque, Nuit est le point de départ de l'oeuvre d'Hilsenrath. Resté occulté en Allemagne près de vingt ans, il est aujourd'hui considéré comme son chef d'oeuvre.

 

Nuit, premier roman d'Edgar Hilsenrath, et troisième opus de l'auteur publié aux éditions Attila, est un texte dur, sublime et nécessaire.

C'est l'histoire de Radek, juif prisonnier du ghetto fictif de Prokov, ghetto situé en Ukraine et régi par la Waffen-SS roumaine.

On peut supposer que Prokov est la réplique exacte de Mogilev-Podolsk, ghetto roumain actuellement situé en Ukraine et où Hilsenrath et sa famille furent déportés de 1941 à 1944.

 

Le bourreau nazi n'y apparaît jamais. Le SS est craint, évoqué, mais jamais ne rencontre les habitants du ghetto, ce qui en fait un texte unique dans ce que la littérature a pu produire en matière de récits concentrationnaires.

Ses héros sont rendus à l'état sauvage. Ils tuent, détroussent, violent, pillent, pour s'assurer une journée supplémentaire d'existence misérable.

 

Une plongée terrifiante et hyperréaliste dans ce combat de l'humanité face à la barbarie que d'aucuns nomment survie.

 

Le chef-d'oeuvre d'Edgar Hilsenrath, est enfin traduit en français, après avoir été censuré en Allemagne une vingtaine d'années.

Inspiré de son propre vécu, l'auteur de "Fuck America" et "Le nazi et le barbier" nous fait partager, aux côtés de Ranek, le quotidien dans le ghetto de Prokov (Ukraine) en 41-42.

Avec un souci du détail parfois cruel, les scènes les plus insupportables comme les plus touchantes sont là pour témoigner d'un instinct humain: la survie.