Ailefroide
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Ailefroide

altitude 3.954

de ,

chez Casterman

Paru le | Cartonné 296 pages

Grand format Livre relié
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postface Bernard Amy


Thierry LIMON DUPARCMEUR (LIBRAIRIE SAINTE-HORTENSE)

Sa passion pour les plus hauts sommets aurait pu conduire Jean-Marc Rochette à devenir guide de haute montagne. Mais la vie et le flirt avec la mort en décideront autrement : il se tournera finalement vers sa deuxième passion : la peinture et le dessin. Et ce pour notre plus grand bonheur de lecteur.

Avec la collaboration d’Olivier Bocquet, Rochette nous fait partager, au travers de ce magnifique roman graphique, son amour dévorant de la montagne, avec tout ce qu’elle comporte de beauté, de magie, de mystère, mais aussi de malheur et de cruauté.

Le trait vif et acéré du dessin, les plans plus vertigineux les uns que les autres, les couleurs froides dominées par le gris de la roche, le blanc de la neige et le bleu du ciel nous plongent tout entier dans cet univers fascinant, majestueux et hostile. 

Sans oublier un scénario parfaitement bien construit, rythmé et efficace, qui laisse parfois la place à des pages plus intimes où apparaissent les failles et les douleurs profondes qui font de l’auteur ce rebelle à fleur de peau.

Ailefroide a reçu et vivement mérité le Prix des lecteurs Ouest-France/Quai des Bulles 2018.

Chronique Page des libraires, rédigée par Claire Rémy Librairie Maupetit (Marseille)

Quand on ouvre Ailefroide, la nouvelle bande dessinée de Jean-Marc Rochette, on est d’instinct frappé par la beauté à couper le souffle du dessin. Le dessinateur de Transperceneige (Casterman), un classique de la BD de science-fiction, se raconte pour la première fois dans un récit intimiste et d’une force incroyable. Ce n’est pourtant pas en haut d’une montagne qu’on le retrouve, enfant, mais bien dans un musée, celui de Grenoble précisément, complètement hypnotisé par Le Bœuf écorché de Soutine. Plus tard, dans la journée, c’est au cours d’une randonnée avec sa mère qu’il tombera amoureux de la montagne. Une même journée pour la révélation des deux passions qui bouleverseront sa vie. Alors qu’il n’a qu’une dizaine d’années, il commencera à grimper avec un ami, aussi souvent que possible, en véritable autodidacte de la grimpe. C’est parfois – souvent – dangereux mais il est alors porté par la passion et l’insouciance de son âge : tout est possible et ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux ? Jean-Marc est élevé seul par sa mère après le décès de son père lors de la guerre d’Algérie. Leurs relations sont tendues, douloureuses et ce n’est que dans l’alpinisme que Jean-Marc rayonne, se sent libre et léger, lui, le garçon solitaire et insolent de l’internat où il est coincé pour avoir « un cadre et de la discipline », comme dit sa mère. Lorsqu’il est enfermé entre quatre murs, c’est dans le dessin qu’il s’échappe, inspiré par ses lectures de L’Écho des Savanes et ses livres de peinture. À dix-huit ans, c’est l’indépendance : Jean-Marc quitte sa mère et s’installe en colocation : la montagne reste sa priorité mais un équipement de qualité nécessite de l’argent. C’est le temps des premières publications dans des fanzines comme Art Press puis dans le prestigieux Actuel, LE magazine underground des années 1970, qui vit notamment passer Crumb dans ses pages. Malgré tout, à ce moment-là, il veut toujours être guide de montagne et il doit pour ça étoffer sa « liste de courses », sorte de CV sur lequel défilent les voies et les sommets atteints, nombreux et variés, afin de pouvoir se présenter à « l’aspi », la formation d’aspirant guide. Après le décès de son compagnon de cordée, il continuera cette liste avec deux autres candidats au diplôme mais les difficultés sont de plus en plus nombreuses et les accidents se succèdent jusqu’à celui qui mettra fin à ses ambitions les plus chères. C’est son autre passion pour le dessin qui le sauvera et qui, d’une certaine façon, lui permettra de retrouver la montagne des années plus tard et le plaisir qui va avec. Dans cette BD où encore une fois la montagne gagne sur l’Homme, on est pris à la gorge dès la première grimpe par l’altitude et l’ivresse de la montée. On ressent le vide à chaque page, un véritable vertige nous étreint à la lecture et cette sensation est tout bonnement impressionnante. Extrêmement personnel, ce livre est fait de sueur, d’efforts, de remises en question et de courage. Il est facile de dire que cette BD est vertigineuse mais elle l’est véritablement !

De Grenoble à la Bérarde en mobylette.

Des rappels tirés sur la façade du Lycée Champollion.

Avec l'exaltation pure qui tape aux tempes, quand on bivouaque
suspendu sous le ciel criblé d'étoiles, où qu'à seize ans à peine
on se lance dans des grandes voies. La Dibona, le pilier Frendo,
le Coup de Sabre, la Pierre Alain à la Meije, la Rébuffat au Pavé :
le Massif des Écrins tout entier offert comme une terre d'aventure,
un royaume, un champ de bataille parfois.

Car la montagne réclame aussi son dû et la mort rôde dans
les couloirs glacés.

Récit initiatique d'un gamin qui se rêvait guide et qui devient
dessinateur, Ailefroide est tout à la fois une célébration
de l'alpinisme, une déclaration d'amour à la haute montagne
et une leçon de vie.
Un récit autobiographique et initiatique qui montre comment le rêve brisé de devenir guide de montagne donne naissance à un parcours d'artiste. Prix Ouest-France Quai des Bulles 2018. ©Electre 2019
Format : Cartonné
Nb de pages : 296 pages
Poids : 1206 g
Dimensions : 20cm X 27cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-203-12193-5
EAN : 9782203121935

Du même auteur : Olivier Bocquet


Du même auteur : Jean-Marc Rochette