Apprendre à lire l'éternité dans l'oeil des chats ou De l'émerveillement causé par les bêtes
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Apprendre à lire l'éternité dans l'oeil des chats ou De l'émerveillement causé par les bêtes

de

chez Belles lettres

Collection(s) : Essai, n° 14

Paru le | Broché 239 pages

Public motivé

Grand format Livre broché
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préface d'Elisabeth de Fontenay


On peut lire ce livre comme un Bestiaire. Mais en sachant
que ce n'est pas tout à fait un Bestiaire. S'il concerne
essentiellement «les bêtes», il n'a rien d'encyclopédique
ni d'alphabétique. L'ordre qui dispose les chapitres n'est calqué
que sur les attitudes humaines. Un vagabondage personnel
a permis à l'auteur de rassembler des textes où des écrivains,
principalement poètes, disent leur émerveillement devant les
animaux, en les honorant de la reconnaissance qui leur est due et
en épelant les motifs et les nuances d'un enchantement toujours
renouvelé. Pour étayer cette «bible poétique animalière», comme
l'appelle Élisabeth de Fontenay, il fallait aussi interroger l'«état
d'émerveillement». Souhaitons que cet ouvrage soit lui-même
un émerveillement pour ses lecteurs : qu'ainsi ils entrent en la
présence animale.

Je relis L'enfant d'Agrigente, je relis Le latin mystique,
je relis Curtius, Auerbach, Pierre de Nolhac... : je les
réunis en esprit dans une collection idéale qui satisfait
à la conception que je me fais de l'essai. Le mot est à la
mode et désigne un genre polymorphe : essais historiques,
scientifiques, politiques, critiques ; tantôt l'exposé d'un
point de vue brillant et instantané, proche du pamphlet,
tantôt la quintessence de recherches patientes dans un
champ disciplinaire donné. C'est plutôt ainsi que je vois
la création d'une collection intitulée «Les Belles Lettres/essais».
Dans le paysage éditorial français, notre maison se
distingue par la place qu'elle réserve à l'érudition, cette sévérité,
qui est de fondation, est son honneur. Elle se distingue
aussi par la place éminente donnée à des langues et à une
culture qui sont de plus en plus l'apanage de spécialistes.
Mais l'érudition n'est pas cuistrerie et il arrive que la spécialité
partagée vienne enrichir d'un éclat irremplaçable la
culture universelle. Seulement, il faut, pour cela, infuser à la
philologie une âme, c'est-à-dire de l'amour - et un style.
Ou, comme sur la monnaie d'Auguste, à la lenteur cuirassée
du Crabe marier la légèreté du Papillon1. C'est le
rôle de l'essai, essai en ce sens aussi que, relevant ce défi,
on a mesuré la part de risque.

P. L.

1. Revers de l'aureus frappé en 19 av. J.-C. par le triumvir monetalis
M. Durmius. Notre image est empruntée aux Sententiose Imprese di monsignor
Paolo Giovio et del signor Gabriel Symeoni, ridotte in rima per il detto Symeoni,
Lyon, G. Rouille, 1561. p. 11 («Festinalente»). Cf. W. Deonna, «The crab
and the butterfly : a study in animal symbolism», JWCI, LXV (1954), p. 67
suiv. ; I. Calvino, Leçons américaines, Gallimard, 1989, Deuxième Conférence :
«... Bizarres l'une et l'autre, l'une et l'autre symétriques, ces deux formes
animales établissent entre elles une harmonie inattendue».
La philosophe rassemble et commente des extraits littéraires, principalement poétiques, ajoutant sa propre réflexion aux textes choisis et rendant ainsi hommage aux émerveillements suscités par les bêtes. ©Electre 2020
Format : Broché
Nb de pages : 239 pages
Poids : 540 g
Dimensions : 16cm X 23cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-251-44566-3
EAN : 9782251445663

Du même auteur : Françoise Armengaud