Aux origines du nature writing

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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 341 pages
Poids : 454 g
Dimensions : 15cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-36139-647-3
EAN : 9782361396473

Aux origines du nature writing

de

chez Mot et le reste

Collection(s) : Littératures

Paru le | Broché 341 pages

Public motivé

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Quatrième de couverture

L'expérience de la wilderness, l'espace sauvage américain, est traditionnellement associée à l'écriture de la nature, ou nature wrirting, en particulier avec Henry D. Thoreau, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Or, celle-ci est apparue bien avant, dès les écrits du naturaliste William Bartram, inspirant fortement deux écrivains français de renom - François-René de Chateaubriand et Alexis de Tocqueville - qui ont décrit, entre 1775 et 1831, les splendeurs des grands espaces naturels se déployant en innombrables déserts, forêts, fleuves ou lacs. Portés par la vogue américaine issue des romans de James Fenimore Cooper, Chateaubriand et Tocqueville font naître l'écriture littéraire de la nature en s'inspirant in situ des solitudes du Nouveau Monde. Thoreau puis John Muir viendront parachever ce premier élan en consacrant l'autonomie d'un genre nouveau, promis de nos jours à un essor toujours plus grand.

Biographie

Professeur de khâgne et d'hypokhâgne à Paris, Sébastien Baudoin est spécialiste de Chateaubriand et de la question du paysage littéraire. Il a publié Poétique du paysage dans l'oeuvre de Chateaubriand (Classiques Garnier, 2011) et édité deux ouvrages de Chateaubriand, l'Essai sur la littérature anglaise (Paris STFMI Garnier, 2013) et Voyage en Amérique (Gallimard, « Folio », 2019). L'arpenteur de la nature saisit les inflexions chromatiques, il observe les changements subtils agissant secrètement, son mouvement profond ne pouvant être perçu que par celui qui se place à son diapason, en position de guetteur. Comme Thoreau, qui en fait son activité favorite et quasi quotidienne, Chateaubriand en Amérique se fait contemplateur de la nature : il rêve à travers elle et en saisit les grandes lignes de force. Une forêt disparaît, une autre lui succède ; une teinte s'assombrit, une autre s'éclaire, comme si un principe de compensation régissait la pulsion de la vie et de la mort qui agit à travers elle, assurant une éternité par-delà le déclin.