A crier dans les ruines
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par Frederic F., le 02/09/2019

« Face à elle, le réel d'une vi(ll)e à jamais engloutie. »

À crier dans les ruines est le premier roman d'Alexandra Koszelyk, publié le 23 août dernier aux éditions Aux Forges de Vulcain. J'ai été particulièrement touché à la fois par la simplicité, l'éloquence, le timbre et la musicalité de l'écriture de la romancière. Je crois que je suis tombé sous le charme de ce récit dès la page 19, quand la narratrice évoque ainsi une pensée de Léna, l’héroïne : « Face à elle, le réel d'une vi(ll)e à jamais engloutie. » En refermant le livre, j'ai compris l'importance de ce mot glissé dans le récit, la vi(ll)e. À crier dans les ruines peut-être perçu comme un conte évoquant l'explosion d'une vi(ll)e et la volonté de quelques-uns de partir en quête de ces particules de bonheur disséminés. Morceaux après morceaux, reconstituer le puzzle d'une vi(ll)e. L'aboutissement de cette quête au 53e chapitre m'a laissé particulièrement mélancolique, à la fois heureux et triste. J'ai alors eu l'impression de ressentir la dissociation de Léna, naviguant pendant une partie de sa vi(ll)e entre deux mondes, entre instants passés et présents. Kismet. Le destin. Le roman d'Alexandra Koszelyk m'a refait penser à certaines de mes lectures coups de cœur, où les choix et les destins sont au cœur du récit. J'ai repensé à Replay de Ken Grimwood, et à la Fin des mystères de Scarlet Thomas. Voilà, vous avez une idée des bruits et des échos qui reviennent à nos oreilles quand on se met à crier dans les ruines... Je conclurai en utilisant une phrase du livre de Scarlet Thomas : « Maintenant, un choix s'offre à vous. » Alors, qu'attendez-vous ?