Bleus horizons
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Bleus horizons

de

chez Gallimard

Collection(s) : Blanche

Paru le | Broché 212 pages

Grand format Livre broché
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Chronique Page des libraires, rédigée par MARIE MICHAUD, Librairie Gibert Joseph, Poitiers

Combien d’écrivains en gestation, de jeunes gens prometteurs et demeurés à jamais inconnus parce que fauchés par la violence et les guerres ? Jean de La Ville de Mirmont était l’un d’eux. Il est « mort pour la France » dès le début de la Première Guerre mondiale. Ami de François Mauriac, il rêvait de voyages qu’il ne fit jamais mais a publié un recueil de poèmes, L’Horizon chimérique (dont certaines pièces ont été mises en musique par Gabriel Fauré), et un roman, Les Dimanches de Jean Dézert, vision ironique d’une certaine jeunesse d’avant la Grande Guerre. Cette vie abrégée, Jérôme Garcin nous la fait découvrir à travers le personnage de Louis Gémon, camarade de tranchée de Jean, qui sacrifie sa vie pour faire connaître l’œuvre de celui à qui il a survécu. Mais Bleus horizons n’est pas seulement le portrait d’un jeune écrivain mort dans la boue du Chemin des Dames. C’est un nouveau maillon de l’œuvre sensible et brillante que construit Jérôme Garcin au fil de ses livres, à travers quelques thèmes récurrents : la révélation de figures oubliées de la littérature, la représentation d’un double fraternel dévoué à faire vivre un absent à travers lui, et la dimension paradoxale des mots et de la littérature, à la fois indispensables et impuissants.

Bleus horizons

« Le 8 septembre 1914, Jean reçut sa feuille de route. Il la baisa, la caressa, la respira. Il pleura aussi, mais de joie en lisant et relisant sa convocation. Car il était attendu, deux jours plus tard, à la caserne de Libourne où il partit avec cette ferveur que mettent les pèlerins à rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle, cette naïveté des enfants qui rentrent chez eux après des vacances en colonie. Le garçon que je rencontrai pour la première fois était heureux et si plein d'idéal qu'on l'eût dit inconscient du danger. Il ressemblait plus à un chevalier des croisades qu'à un soldat et attribuait à la protection de Dieu son invincibilité. Pourtant, il n'avait plus que deux mois à vivre. C'est quoi, deux mois ? Huit semaines, soixante jours, une broutille, un coup de vent, le temps d'un soupir, une éternité. »

Après le révolutionnaire Hérault de Séchelles ( C'était tous les jours tempête ) et le capitaine Étienne Beudant ( L'Écuyer mirobolant ), Jérôme Garcin poursuit, avec le poète Jean de La Ville de Mirmont, tué au combat en 1914, à l'âge de vingt-huit ans, son roman historique des vies exemplaires et brisées.
Poète, romancier et ami de F. Mauriac, Jean de La Ville de Mirmont est tué au Chemin des Dames, en novembre 1914. Louis Gémon, son frère d'armes imaginaire, se consacre, entre les deux guerres mondiales, à sauver de l'oubli l'oeuvre de son camarade. Il rencontre François Mauriac, Gabriel Fauré ou encore l'éditeur Bernard Grasset. Grand prix de littérature Henri-Gal 2013 pour l'auteur. ©Electre 2019
Format : Broché
Nb de pages : 212 pages
Poids : 298 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-07-013061-0
EAN : 9782070130610

Du même auteur : Jérôme Garcin