Comme ils vivaient
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Comme ils vivaient

à la recherche des derniers Juifs de Lituanie

de ,

chez Seuil

Paru le | Broché 361 pages

Public motivé

Grand format Livre broché
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Chronique Page des libraires, rédigée par Isabelle Couriol Librairie de Paris (Saint-Étienne)

Il y a quelques années, Jean Grégor écrit une pièce de théâtre autour d’un Allemand, Karl Jäger. Ce colonel SS était responsable au sein des Einsatzgruppen de la liquidation des Juifs de Lituanie. En bon bureaucrate, il a laissé un rapport consignant les morts, détaillant les dates et les lieux des exécutions, le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants tués : 137 346 victimes en quelques mois. Le romancier se pose la question de savoir qui étaient ces juifs lituaniens. Comment vivaient-ils avant la guerre ? Son père, Pierre Péan, lui propose son aide dans cette recherche. En quelques dizaines d’années, la Lituanie passera des mains polonaises à celles des Soviétiques puis des Allemands. Vilnius, la capitale actuelle était polonaise sous le nom de Wilno. Celle que Napoléon a surnommé la Jérusalem de l’Est est un centre intellectuel de premier ordre, pôle religieux et citadelle du yiddishland. C’est à travers des rencontres de descendants de ces juifs lituaniens que leur travail commence. Ceux-ci n’ont souvent que quelques photos, quelques souvenirs arrachés à leurs parents. Ces derniers n’ont souvent pas voulu raconter et partager l’indicible. Les survivants témoignent de ce monde disparu mais aussi des souvenirs douloureux de la Seconde Guerre mondiale. Alors se pose la question du pourquoi ? Quels sont les desseins de ces meurtriers ? Jean Grégor et Pierre Péan se tournent vers les historiens, les juristes pour tenter de trouver une réponse. Au cours de leurs voyages en Allemagne et en Lituanie, ils rencontrent des personnes, jeunes ou moins jeunes, étudiants ou pas, qui cherchent à rétablir une vérité que tous n’ont pas envie d’entendre et qui veulent la partager pour lutter contre l’oubli.

137 346. C'est le nombre de Juifs assassinés en cinq mois par le colonel SS Karl Jäger, responsable des Einsatzgruppen de Lituanie. Dans un rapport glaçant, daté du 1er décembre 1941, ces meurtres sont consignés en détail. Jean Grégor, lorsqu'il découvre le rapport, refuse l'idée que des vies soient réduites à une ligne dans un document administratif. Il décide alors avec son père, Pierre Péan, de reconstituer le monde perdu de ces Juifs, englouti par la machine à broyer nazie.

Partant de témoignages des descendants, des survivants, de souvenirs intimes, de photos et de lettres, ils cheminent entre l'histoire des victimes et celle des bourreaux, pour mieux appréhender ce moment unique de l'histoire du génocide des Juifs. Quelles étaient les motivations des assassins ? Dans quel plan dément se situent ces meurtres de masse ? Pourquoi l'histoire n'a-t-elle pas retenu ceux qui furent anéantis avant la mise en place de l'industrie de la mort symbolisée par Auschwitz ? Telles sont les questions auxquelles père et fils tentent de répondre ensemble, interrogeant historiens, yiddishistes, procureurs, qui jouent tous ici le rôle de passeurs et de guides. C'est l'image d'un peuple amoureux des livres, des langues et de la culture qui revit, nous rappelant, de manière frappante, à quel point ces gens assassinés nous ressemblaient.
En 1941, durant cinq mois, le colonel SS Karl Jäger, responsable des Einsatzgruppen en Lituanie, fait assassiner plus de 130.000 Juifs et consigne ces meurtres en détail dans un rapport. A partir de ce rapport, de témoignages de descendants et de survivants, de souvenirs intimes ou de lettres, les auteurs cheminent entre l'histoire des victimes et des bourreaux pour décrypter ce massacre. ©Electre 2020
Format : Broché
Nb de pages : 361 pages
Poids : 405 g
Dimensions : 15cm X 23cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-02-136818-5
EAN : 9782021368185

Du même auteur : Jean Grégor


Du même auteur : Pierre Péan