D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds
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D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds

chronique familiale

de

chez Gallimard

Collection(s) : Du monde entier

Paru le | Broché 442 pages

Grand format Livre broché
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traduit de l'islandais par Eric Boury


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Après l’éblouissante trilogie d’Entre ciel et terre, le talentueux écrivain islandais récidive avec ce nouveau roman mêlant la chronique familiale de trois générations à l’histoire des terres et mers islandaises...
Remarquablement conté, ce nouveau roman nous transporte avec une incroyable intensité poétique
Bouleversant !

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Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.

Chronique Page des libraires, rédigée par Michel Edo Librairie Lucioles (Vienne)

Jadis, Odur le grand-père a fondé le mythe familial en obtenant, à force de volonté, le commandement d’un bateau de pêche. C’est lui aussi, qui, adolescent, a décidé d’attendre de nombreuses années celle qu’il s’était promis d’épouser, Margret. La belle et forte Margret qui vivra le destin de ces femmes de pêcheur condamnées à attendre, anxieuses, parfois jusqu’à la folie, le retour du mari en portant leur enfant. C’était le temps d’avant, celui d’une Islande sauvage et maîtresse de sa destinée. C’est dans les passages consacrés au grand-père que l’on retrouve le plus la puissance d’évocation poétique de Stefánsson. Lorsqu’il évoque Ari et sa jeunesse à Keflavik, Stefánsson se montre plus descriptif, moins lyrique. Il mêle réflexion intime et considérations politiques. Ari est le petit-fils d’Odur. Il est dans l’avion qui le ramène du Danemark, où il a refait sa vie, vers sa terre natale. Sur ses genoux, une enveloppe contenant une photo de lui enfant, ainsi que le diplôme de commandant de marine de son grand-père. Ari a quitté sa ville, sa famille, parce qu’il ne pouvait plus vivre avec ses souvenirs. C’est pourtant bien vers sa mémoire et celle de trois générations d’Islandais qu’Ari se dirige. Les zones restées obscures de son adolescence, mais aussi peut-être les raisons de l’échec de son mariage, les non-dits familiaux, tout ceci s’éclaire progressivement d’un jour nouveau. Le roman se déploie entre la vie du grand-père, la jeunesse d’Ari et son retour à Keflavik. Stefánsson établit un parallèle entre une Islande qui a idéalisé son histoire, ce pays où la rigueur prémunissait contre les influences extérieures et l’uniformisation en cours.

D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds

« Elle est plus belle que tout ce qu'il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d'un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s'il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c'est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d'amour. Elle s'en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t'aime. »

Ari regarde le diplôme d'honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l'aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s'il ne le sait pas encore, c'est vers sa mémoire qu'Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville « qui n'existe pas », et vers le souvenir de sa mère décédée.

Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d'histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l'ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d'autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c'est précisément à ce croisement de la folie et de l'érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.
Editeur à Copenhague, Ari a décidé de rentrer en Islande après avoir reçu un colis de souvenirs familiaux. Ainsi, il évoque le rude quotidien de ses grands-parents Oddur, attaché à la pêche, et Margret dans les fjords de l'Est. Puis, il relate son enfance à la fin des années 1970 à Keflavik, ancien port de pêche sinistré. E. Boury a reçu le Grand prix de traduction de la SGDL 2016. ©Electre 2020
Format : Broché
Nb de pages : 442 pages
Poids : 505 g
Dimensions : 15cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-07-014595-9
EAN : 9782070145959

Du même auteur : Jon Kalman Stefansson