Enfin

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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 233 pages
Poids : 246 g
Dimensions : 12cm X 20cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-267-02226-1
EAN : 9782267022261

Enfin

de

chez Bourgois

Paru le | Broché 233 pages

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traduit de l'anglais par Anne Damour


Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par DIANE MARETHEU, Librairie des Batignolles, Paris

Pour ce cinquième roman, St Aubyn a décidé de tuer la figure maternelle. On retrouve son alter ego, Patrick Melrose, arrivant à l’enterrement de sa propre mère sans s’être occupé du déroulement des événements. En voyage d’affaires à New York au moment des faits, il ne se presse pas pour rentrer en Angleterre, et laisse à son épouse Mary le soin d’organiser les funérailles. Le roman alterne savamment les scènes consacrées à l’enterrement et les flash-back. Ce procédé permet de mieux appréhender le personnage d’Eleanor, mère fantasque ou altruiste, au choix, à l’image de sa grand-tante qui avait légué la fortune familiale aux bonnes œuvres. Eleanor avait, dans le même esprit, décidé de créer une fondation pour les enfants nécessiteux plutôt que d’aider sa sœur ruinée. L’hommage de son amie Annette la montre généreuse à l’excès, envoyant de l’argent à quiconque le lui demandait en invoquant les prétextes plus extravagants. On la découvre ensuite culpabilisée et culpabilisante, regrettant d’avoir fermé les yeux sur les abus de son mari à l’égard de Patrick, mais se posant elle-même en victime des mêmes violences lorsque son fils trouve le courage de lui confier sa souffrance.

La force de l’écriture de St Aubyn réside dans sa capacité à manier différents registres. Il vous horrifie dans la description du souvenir d’une scène de circoncision artisanale par une figure paternelle pour le moins castratrice et brutale, et est également en mesure de vous faire rire dans le même chapitre avec une réplique mordante de Patrick regardant les invités venus pleurer Eleanor. Cet humour so british, qui a la faculté de s’amuser des situations les plus tragiques, donne un souffle plus léger au récit. On peut espérer pour Patrick Melrose une suite. Elle sera sans doute douloureuse, mais salutaire, puisque le personnage est désormais libéré de sa mère. À travers la disparition de cette-ci et l’espèce de catharsis que représente son enterrement, il pourra s’affranchir des épisodes troubles de son enfance et faire la paix avec elle : « Abandonner le monde imaginaire qu’il avait édifié à la place de sa mère le délivrait de ce rêve vain et le plongeait dans un chagrin plus profond. Il était libre d’imaginer à quel point Eleanor avait du être terrifiée, elle qui était pleine de bonnes intentions, d’avoir dû renoncer à son désir de l’aimer, ce dont il ne doutait pas, et d’avoir été forcée de lui transmettre à la place tant d’angoisse et de frayeur. Enfin il pouvait commencer à la pleurer pour ce qu’elle était, pour le personnage tragique qu’elle avait été. »

Quatrième de couverture

Enfin

« Enfin est incontestablement la fin de l'éducation de Patrick Melrose, de ses conséquences désastreuses et de ses tentatives désespérées pour se libérer de ces conséquences. Cette histoire est finie, mais cela ne signifie pas que je ne vais pas un jour réutiliser les personnages. [...] Après tant de temps passé à les créer, il est dommage de s'en séparer. » (Edward St Aubyn)

« La particularité des romans de St Aubyn tient à la manière dont les souffrances personnelles se trouvent contrebalancées par un art de la comédie sociale. " J'alterne entre ces deux choses, dit-il, et j'ai le sentiment qu'il serait faux de ne s'en tenir qu'à l'un ou à l'autre. Mais le rythme est complètement instinctif. J'ai suffisamment été en prise à l'angoisse, je vais donc de l'avant. " » (Stephen Moss, The Guardian)

« St Aubyn saisit avec mordant la vanité, la cupidité, l'esprit et l'hypocrisie des classes dominantes. [...] Enfin porte à son point culminant une remarquable entreprise littéraire : l'histoire brillamment contrôlée d'une vie jusqu'alors hors de contrôle. » (Peter Kemp, The Sunday Times)

« Sans doute une des plus grandes réussites de la fiction anglaise contemporaine. Une écriture cinglante à souhait et extraordinairement drôle. » (David Sexton, Evening Standard)

Du même auteur : Edward Saint-Aubyn