Et ne reste que des cendres
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Et ne reste que des cendres

de

chez Phébus

Collection(s) : Littérature étrangère

Paru le | Broché 557 pages

Grand format Livre broché
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traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy


Chronique Page des libraires, rédigée par Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

Le livre commence dans la salle d’une morgue parisienne. Ulkü Oztürk, journaliste, est venue identifier le corps d’Arin Murat, un diplomate turque assassiné d’une balle dans le dos. Attentat ou crime crapuleux, Ulkü se retrouve en salle d’interrogatoire car elle a vu Arin la veille au soir. Pourquoi cette rencontre après tant d’années de silence ? Arin était à Paris pour sensibiliser l’opinion publique aux changements politiques et à l’ouverture de son pays sur l’Europe, afin, surtout, de favoriser son entrée dans l’Union européenne. Cet homme, elle le connaît à travers l’Istanbul de ses 18 ans et le Paris de ses 25 ans. Militante communiste, elle a connu les brimades d’une arrestation violente. Elle a affronté la torture. Emprisonnée, puis relâchée, notamment grâce à l’intervention discrète d’Arin, elle a fui son pays pour s’exiler à Paris en tant que réfugiée politique. Elle le connaît pour la révolte, les espoirs, la trahison. Elle le connaît aussi par son enthousiasme retenu et « sa façon furieuse et passionnée de faire l’amour ». Oui, elle le connaît, car ce corps allongé sur un matelas métallique, c’est son premier amour, un amour qui a traversé le temps et les épreuves. Le deuil d’Arin est le temps de ce récit éblouissant qui raconte la tragédie d’un peuple en proie à la révolte, mais aussi les tragédies individuelles. Issue d’un milieu modeste, sa mère souhaite un beau mariage avec un haut-fonctionnaire. Mais elle n’appartient pas au même monde qu’Arin. Partagée entre raison et passion, elle vivra vingt-cinq ans dans l’absence de cet homme. Elle finira par se marier à Olmer, qui lui fera le plus beau des présents. La voix forte et puissante d’Oya Baydar témoigne des rêves anéantis et des révolutions impossibles dans la Turquie des années 1970. Un hymne contre l’oppression et la violence.

Et ne reste que des cendres

Ne reste que des cendres. Des cendres chaudes, brûlantes, des poussières incandescentes au goût âcre : les vestiges des feux allumés par toute une génération qui croyait pouvoir enrayer le mécanisme infernal des dictatures militaires et des fanatismes.

Une génération de révolutionnaires, de militants, parmi lesquels la flamboyante Ülkü. Personnage obsédant, amoureuse éperdue, elle traverse la tête haute et le coeur battant les tourmentes politiques et sociales qui ont secoué la Turquie depuis les années 70. Elle qui a vécu dans sa chair la torture et les deuils ; dans son coeur : la passion, la fascination et la lâcheté des hommes.

Des cendres de cet engagement des plus contemporains, Oya Baydar fait renaître les cris, les passions, les espoirs de son peuple, de ces militants du monde entier qui, de Paris à Istanbul en passant par Moscou et Leipzig, ont comme elle connu la lutte, l'exil et le désenchantement.
Ulkü est convoquée à l'Institut médico-légal de Paris pour identifier le corps du diplomate turc Arin Murat, son amant, assassiné la veille. Autour de leur histoire, ce roman fait revivre l'histoire de la Turquie depuis les années 1970, décrivant les dictatures militaires, les tortures et le sacrifice d'une jeunesse engagée pour la liberté. ©Electre 2019
Format : Broché
Nb de pages : 557 pages
Poids : 658 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-7529-0780-6
EAN : 9782752907806

Du même auteur : Oya Baydar