Et quelquefois j'ai comme une grande idée
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Et quelquefois j'ai comme une grande idée

de

chez Monsieur Toussaint Louverture

Paru le | Broché 797 pages

Grand format Livre broché
24.50 Indisponible

traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Antoine Cazé


Chronique Page des libraires, rédigée par François-Xavier Schmit Librairie L’Autre rive (Toulouse)

Ken Kesey, icône de la contre-culture des années 1960, était un personnage hors normes. Après avoir fait fortune avec un premier livre tiré de ses expériences personnelles de cobaye dans un laboratoire dédié à l’étude des psychotropes, il part à la découverte d’une Amérique en pleine mutation avec le poète et écrivain de la Beat Generation Neal Cassady et un jeune écrivain en herbe, Tom Wolfe. Quelques années plus tard, il publie ce magnifique Et quelquefois j’ai comme une grande idée, immense roman dont l’action prend pour cadre l’immédiat après-guerre et un camp de bûcherons de l’Oregon. Dans ce décor proche du Canada, rude, humide, où la nature domine, les membres de la famille Stamper affrontent les autorités municipales et un puissant syndicat sur fond de terres et d’exploitation forestière. Mais les conflits parasitent également les relations familiales. Hank, massif, physique, grande gueule habituée à régner sur son royaume d’une main de fer héritée du patriarche, Henry, bûcheron à l’ancienne qui ne s’entend pas du tout avec son frère Leland, universitaire éclairé et fumeur de haschich malingre, qui revient après dix ans loin de ses territoires originels. Il refuse de se conformer au diktat familial, à cette masculinité fruste aux antipodes de ses valeurs. Le conflit est inévitable. Cette famille restée figée dans le passé et repliée sur elle-même est disséquée avec brio par l’auteur, qui ausculte le sens du respect, de la fidélité, mais aussi les sentiments plus sombres de la vengeance. Kesey écrit la fable de l’homme contre la nature, de la communauté contre le capitalisme. On frôle parfois le Nature Writing, ce genre romanesque magnifiant les paysages, les odeurs, les bruits, les cris des sous-bois. Mais Et quelquefois j’ai comme une grande idée évoque aussi Faulkner, ou même Capote pour sa forme journalistique. C’est un très grand livre, une nouvelle pépite des éditions Monsieur Toussaint Louverture.

Alors que la grève installée à
wakonda étrangle cette petite
ville forestière de l'oregon,
un clan de bucherons, les
stamper, brave l'autorité
du syndicat, la vindicte
populaire et la violence d'une
nature à la beauté sans limite.

Menés par henry, le patriarche
incontrolable, et son fils,
l'indestructible hank, les
stamper serrent les rangs...
Mais c'était compter sans
le retour, après des années
d'absence, de lee, le cadet
introverti, intellectuel toujours
plongé dans ses livres, dont
le seul dessein est d'assouvir
sa vengeance.

Au-delà des rivalités et des
amitiés, de la haine et de l'amour,
ken kesey (1935-2001), auteur
légendaire de vol au-dessus
d'un nid de coucou, bátit un
roman époustouflant qui nous
entraíne aux fondements
des relations humaines. C'est
faulkner. C'est dos passos.
C'est truman capote et tom
wolfe. C'est un chef-d'oeuvre.
Alors qu'une grève de bûcherons étrangle la petite ville forestière de Wakonda, les Stamper tiennent tête aux syndicats et à la population locale. Le clan, soudé autour d'Henry, le patriarche, et de Hank, son fils, va voler en éclats lorsque le cadet, Lee, jeune homme fragile et intellectuel, revient avec la ferme intention de se venger. ©Electre 2019
Format : Broché
Nb de pages : 797 pages
Poids : 1096 g
Dimensions : 16cm X 24cm
Date de parution :
EAN : 9791090724068

Du même auteur : Ken Kesey