Et si on aimait la France
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Et si on aimait la France

de

chez Grasset

Collection(s) : Essai

Paru le | Broché 141 pages

Tout public

Grand format Livre broché
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Chronique Page des libraires, rédigée par Rodolphe Gillard Librairie Passion Culture (Orléans)

C’est une ode à la France, au Paris de la beauté et du surréalisme, au Paris du Modiano écrivant Dans le café de la jeunesse perdue… Un Paris sur lequel souffle un léger vent d’anarchisme, de « Mort aux cons », même quand il s’agit de confesser, à l’heure des bilans droite-gauche, son faible pour la prose des auteurs de droite. On y lit ces lignes, terribles : « Mais l’exécution n’est-elle pas promise ? La fin ? Je me sens comme Ulysse de retour dans son pays occupé par les prétendants. » Et cette lettre bouleversante, empruntée à Camus et adressée à son instituteur, Monsieur Vergniaud, maître sévère, à qui « il doit » : « Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. » Éloge de la langue française, éloge du bon mot, mourir pour un bon mot… tel est l’esprit français, celui dans lequel se reconnaissait Oncle Bernard, comme le surnommaient affectueusement ses camarades de Charlie Hebdo. L’esprit français, c’est aussi celui de la civilité, qui commande aux hommes de contrôler leurs pulsions : « la galanterie est sublimation d’une pulsion ». Toute référence à des événements réels est purement fortuite… La barbarie de la guerre, celle de 1914 ou celle d’Algérie, traverse ce livre. De retour de la guerre d’Algérie, son maître Vergniaud écrit la morale du jour. « Puisque la vie est le premier des biens, l’homicide est le plus grand des crimes ». L’équilibre, synonyme d’« éternité d’un pays », il le trouve au mitan du xviiie siècle, siècle des Lumières, de la galanterie, mais aussi du coïtus interruptus, lorsque les Français arrêtent de procréer, non seulement pour s’adonner au plaisir, mais parce que c’est le point d’apaisement, d’équilibre. Où trouver l’apaisement maintenant, that is the question, dirait cet amoureux de la langue française.

"Ainsi vous écrivez un livre sur la France ? - Oui.
- Ah... et sous quel angle ? Le déclin ? L'avenir ? L'universalité
? Le messianisme ? La cuisine ? Les filles ?"
C'est vrai, il faut un angle... Alors, disons que je me pose
moi aussi des questions de dettes et de créances. Une
manière de dresser un bilan, actif, passif, mais surtout
de redonner au mot dette tout son sens, celui de faute,
de culpabilité. Un livre pour dire : non, Français, vous
n'êtes pas coupables, vous ne devez rien ; le chômage, la
catastrophe urbaine, le déclin de la langue, ce n'est pas
vous ; le racisme, ce n'est pas vous, contrairement à ce
qu'on veut vous faire croire. Vous n'êtes pas coupables.
Retrouvez ce sourire qui fit l'envie des voyageurs pendant
des siècles, au "pays où Dieu est heureux".

Revenant de Rome, ville où je pourrais définitivement
vivre, je me sens plein d'optimisme pour la France et
songe qu'un petit rien pourrait redonner à ce Paris si
triste, si bruyant et qui fut autrefois si gai, son sourire.
Dans ce livre, l'auteur, une des victimes des attentats de "Charlie Hebdo", en janvier 2015, livre un essai roboratif sur la France et les Français, évoquant leurs contradictions mais imaginant aussi un pays qui retrouverait le sourire. ©Electre 2021
Format : Broché
Nb de pages : 141 pages
Poids : 160 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-246-85219-3
EAN : 9782246852193

Du même auteur : Bernard Maris