Happycratie : comment l'industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies

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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 267 pages
Poids : 370 g
Dimensions : 15cm X 23cm
Date de parution :
ISBN : 979-10-94841-76-1
EAN : 9791094841761

Happycratie

comment l'industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies

de ,

chez Premier Parallèle

Paru le | Broché 267 pages

Tout public

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traduit de l'anglais par Frédéric Joly


Quatrième de couverture

Happycratie

Le bonheur se construirait, s'enseignerait et s'apprendrait : telle est l'idée à laquelle la psychologie positive prétend conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d'écouter les experts et d'appliquer leurs techniques pour devenir heureux. L'industrie du bonheur, qui brasse des milliards d'euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d'elles-mêmes en maîtrisant leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.

Mais n'aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre que la richesse et la pauvreté, le succès et l'échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ? Et si ladite science du bonheur élargissait le champ de la consommation à notre intériorité, faisant des émotions des marchandises comme les autres ?

Edgar Cabanas et Eva Illouz reconstituent ici avec brio les origines de cette nouvelle « science » et explorent les implications d'un des phénomènes les plus captivants et inquiétants de ce début de siècle.

Biographie

Edgar Cabanas
Docteur en psychologie (Université autonome de Madrid), il enseigne actuellement à l'université Camilo José Cela (Madrid). Il est également rattaché à l'Institut Max-Planck, à Berlin. Ses recherches portent sur les usages politiques, économiques et sociaux du bonheur, tel qu'il est aujourd'hui envisagé, conçu et « vendu » par la psychologie, notamment positive.

Eva Illouz
Directrice d'études à l'EHESS (Paris), elle enseigne aussi la sociologie à l'Université hébraïque de Jérusalem. Ses travaux portent sur la marchandisation des émotions et ce qu'elle appelle le « capitalisme affectif ». Elle a notamment écrit Les Sentiments du capitalisme (Seuil, 2006) et Pourquoi l'amour fait mal (Seuil, 2012, Points, 2014). Ses livres sont traduits dans de nombreuses langues.