L'âne et l'abeille
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L'âne et l'abeille

le monde animal dans les énigmes et les comptines kabyles

chez L'Harmattan

Collection(s) : Présence berbère

Paru le | Broché 124 pages

Grand format Livre broché
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Pourquoi «L'âne et l'abeille» ? C'est le titre d'une comptine. Ces petits
chefs-d'oeuvre de la littérature orale sont chantés quotidiennement par les
enfants avec verve et enthousiasme. Chaque comptine possède un titre
évocateur de choses et d'événements de la vie. Les animaux et les oiseaux
ainsi que les insectes ont toujours servi aux jeux des enfants à travers le
profond respect porté par les anciens Kabyles à la nature (tarwest). Le
dicton est clair ; la mère-terre est sacrée ainsi que tous les éléments qui
constituent la sève de la nature, à commencer par l'eau et l'arbre de vie,
«le frêne cosmique» (Taslent tademGammait) : «C'est sur la nature que toutes
les choses de la vie reposent !» (Af terwest kullec i'gress !) De la
comptine de l'abeille et de la coccinelle en passant par celle de la cigogne
ou «la comptine du lion, du chat, de l'âne et de l'abeille», on ne peut
échapper à l'importance que revêt la nature à nos yeux d'enfants : Elle
faisait partie de nous-mêmes ; elle était sacrée. Les anciens Kabyles
prêtaient la vie et la sauvegarde de l'humanité aux insectes, aux oiseaux et
à tous les autres êtres vivants. De l'arbre de la création jusqu'à la fleur,
«tous les êtres non humains» - mais qui sont considérés comme tels -
sont racontés, dits et chantés à travers toute la littérature orale et
notamment les comptines et les chantefables. L'abeille est considérée
comme l'une des mères du monde naturel et de l'humanité. Elle est le
symbole de la vie et de la sauvegarde de l'harmonie dans les univers
végétal, animal et humain. L'âne, animal modeste et travailleur, a
participé à la construction et à la vie des autochtones que sont les
Kabyles. C'est ainsi que son nom est cité dans toutes les prières
ancestrales des Anciens.

Nous chantions aussi beaucoup car, grâce à sa langue maternelle, l'enfant
vit en pleine sécurité psychique. Un dicton dit : «Qui a une langue se sent
en sécurité !» (Win isEpsilonan iles, yetwennes !) L'enfant ne saurait être
heureux sans utiliser sa langue maternelle à l'école. Quand une langue ne
se parle plus, son peuple cesse d'exister.
Recueil de comptines, d'énigmes et de devinettes kabyles sur le thème des animaux. Elles témoignent du regard porté par les anciens Kabyles sur la nature. ©Electre 2021
Format : Broché
Nb de pages : 124 pages
Poids : 160 g
Dimensions : 14cm X 22cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-343-07869-4
EAN : 9782343078694