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L'art de perdre

De Alice Zeniter chez Flammarion

Broché 505 pages
Paru le 16/08/2017
22,00
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L'Art de perdre

L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?

Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Conseils des libraires

Il y a des conversations qui n'ont jamais lieu et qui nous manquent à vie. Autour de ce gros mot de harki, Naima n'a jamais rien su, son grand-père est mort trop tôt, sa grand-mère parle mal français, son père se mure dans le silence. Aujourd'hui elle se demande ce qu'est cette Algérie fantasmée que plus personne de la famille ne connaît, les trois maisons sur la crête, les oliviers, le départ en 62.
Avec le récit de l'histoire de la famille Zekkar, Alice Zeniter prouve à nouveau son intelligence, sa subtilité, son sens du paysage, du dialogue et de l'amour !

Des montagnes sauvages et reculées de Kabylie en 1930 au Paris de nos jours, Alice Zeniter offre au lecteur une exceptionnelle fresque familiale chahutée par l’Histoire. D’Ali à Naïma, sa petite-fille, elle donne ainsi à lire et à comprendre ces déracinés avec une force romanesque déconcertante. 1930, Kabylie. Ali est un jeune garçon maigre qui n’a pour avenir que de se casser le dos sur des terres rocailleuses. Vingt ans plus tard, comme dans un conte de fées, un pressoir, charrié par les flots, vient à lui. C’est le début d’une vie aisée : l’exploitation grossit, les affaires sont florissantes et sa famille est auprès de lui. De nos jours, Naïma, jeune femme citadine, s’interroge sur l’histoire de sa famille, sur le sens du mot « Harkis », sur les silences qui entourent ces décennies, sur la vie d’Ali désormais disparu, sur celle de sa grand-mère, sur son père Hamid. Sur 500 pages addictives, Alice Zeniter, en trois parties distinctes, construit une fresque familiale lumineuse malgré la rudesse des contextes historiques et sociaux.

Biographie

Alice Zeniter est née en 1986. Elle a publié quatre romans, dont Sombre dimanche (Albin Michel, 2013) qui a reçu le prix du Livre Inter, le prix des lecteurs de l'Express et le prix de la Closerie des Lilas et Juste avant l'oubli (Flammarion, 2015), prix Renaudot des lycéens. Elle est dramaturge et metteuse en scène.