L'ombre d'Octobre
facebook twitter

L'ombre d'Octobre

la Révolution russe et le spectre des soviets

de ,

chez LUX

Collection(s) : Humanités

Paru le | Broché 296 pages

Tout public

Grand format Livre broché
16.00 Disponible - Expédié sous 6 à 10 jours ouvrés - COVID oblige
Ajouter au panier Frais de livraison
Ce livre est également présenté dans notre sélection :

Le mythe bolchevik est épuisé. Seuls de sinistres régimes et quelques sectes, accrochés aux emblèmes, rituels et formules desséchées, continuent aujourd'hui d'en faire une référence identitaire. À quoi bon alors en parler encore ? Le refoulement de cette histoire risquerait de nous aveugler sur la persistance de pratiques directement héritées du bolchevisme : verticalisme ouvert ou occulte au profit d'un leader, culte de l'État-nation, obsession de la prise du pouvoir par l'insurrection, refus de la démocratie et de l'autonomie des formes d'auto-organisation, autant d'éléments qui forment ce qu'il faut appeler « l'ombre d'Octobre ». La prise du pouvoir par les bolcheviks a été une catastrophe pour le mouvement ouvrier et pour l'histoire même de l'émancipation. Elle doit être mieux comprise dans sa logique profonde. Du Parti souverain à l'État national, il y a en effet continuité : le bolchevisme a été la culmination fanatique et délirante de la doctrine occidentale de la souveraineté de l'État. Tournant le dos à ce communisme d'État, une politique du commun s'invente aujourd'hui qui renoue avec d'autres expériences révolutionnaires et met en oeuvre le principe démocratique de l'autogouvernement. Pierre Dardot est philosophe et chercheur à l'Université Paris-Nanterre. Christian Laval est professeur de sociologie à l'Université Paris-Nanterre. Depuis 2004, ils animent le groupe d'études et de recherche « Question Marx », qui entend contribuer au renouvellement de la pensée critique, et ont déjà publié ensemble La nouvelle raison du monde (La Découverte 2009), Marx, prénom : Karl (Gallimard, 2012), Commun. Essai sur la révolution au xxie siècle (La Découverte, 2014) et Ce cauchemar qui n'en finit pas (La Découverte, 2016).
Le mythe bolchevik est épuisé. Seuls de sinistres régimes et quelques sectes, accrochés aux emblèmes, rituels et formules desséchées, continuent aujourd'hui d'en faire une référence identitaire. À quoi bon alors en parler encore ? Le refoulement de cette histoire risquerait de nous aveugler sur la persistance de pratiques directement héritées du bolchevisme : verticalisme ouvert ou occulte au profit d'un leader, culte de l'État-nation, obsession de la prise du pouvoir par l'insurrection, refus de la démocratie et de l'autonomie des formes d'auto-organisation, autant d'éléments qui forment ce qu'il faut appeler « l'ombre d'Octobre ». La prise du pouvoir par les bolcheviks a été une catastrophe pour le mouvement ouvrier et pour l'histoire même de l'émancipation. Elle doit être mieux comprise dans sa logique profonde. Du Parti souverain à l'État national, il y a en effet continuité : le bolchevisme a été la culmination fanatique et délirante de la doctrine occidentale de la souveraineté de l'État. Tournant le dos à ce communisme d'État, une politique du commun s'invente aujourd'hui qui renoue avec d'autres expériences révolutionnaires et met en oeuvre le principe démocratique de l'autogouvernement.
Format : Broché
Nb de pages : 296 pages
Poids : 348 g
Date de parution :
EAN : 9782895962670

Du même auteur : Pierre Dardot


Du même auteur : Christian Laval