La famille qui ne dormait pas : enquête sur l'un des plus grands mystères médicaux de notre temps
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 315 pages
Poids : 480 g
Dimensions : 16cm X 25cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-221-10586-3
EAN : 9782221105863

La famille qui ne dormait pas

enquête sur l'un des plus grands mystères médicaux de notre temps

de

chez R. Laffont

Paru le | Broché 315 pages

Tout public

traduit de l'anglais par (Etats-Unis) Anatole Muchnik


Quatrième de couverture

«En novembre 1765, un médecin d'une grande famille de Vénétie meurt au Campo Santi Apostoli, tout près du ghetto juif de Venise. Son décès est attribué à "un défaut organique de la poche du coeur" - c'est en tout cas ce qui figure dans les registres de la paroisse. En vérité, nul ne savait vraiment ce dont il souffrait et nous n'en savons pas plus aujourd'hui. Mais en ce temps-là, les prêtres ne s'attardaient pas à décrire une maladie dans le détail, sauf s'ils avaient décelé quelque chose d'inhabituel. Et force est de constater que, dans les livres de la paroisse, la description de la maladie du médecin est l'une des plus longues de l'année.»

Tel un roman, ainsi commence l'enquête magistrale de Daniel T. Max, venu à la rencontre d'une famille vénitienne frappée depuis deux siècles par un mal jadis mystérieux : après la cinquantaine, environ la moitié de ses membres, lucides mais épuisés, succombent à une «insomnie fatale»...

Ce sont tous les secrets de ces maladies terribles, où une protéine déformée - le prion - s'attaque au cerveau que l'auteur, lui-même atteint d'une maladie neurologique, a voulu percer. De documents d'archives en interviews exclusives des plus grands scientifiques, Daniel T. Max entraîne son lecteur à travers l'espace et le temps. Après Venise, il nous conduit en Papouasie-Nouvelle-Guinée où la tradition de manger le cerveau des morts a favorisé la propagation du terrible kuru, équivalent de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Il jette un regard critique sur l'Allemagne du XIXe siècle, où le chimiste prussien Liebig eut le premier l'idée d'engraisser les vaches avec... des restes de viande bovine. Ce qui conduira un jour à l'effrayante maladie de la vache folle. Il nous fait découvrir enfin le flamboyant Stanley Prusiner, biologiste prix Nobel 1997, qui a promis de guérir ces maladies - mais pour l'instant, en vain.

Une fresque passionnante sur un fascinant mystère médical. Un récit érudit aussi haletant qu'un polar.