La grande dévalorisation
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La grande dévalorisation

pourquoi la spéculation et la dette de l’État ne sont pas les causes de la crise

de ,

chez Post-éditions

Paru le | Broché 347 pages

Public motivé

Grand format Livre broché
23.00 Indisponible

traduit de l'allemand par Paul Braun, Gérard Briche et Vincent Roulet


Qui porte la responsabilité de la crise financière et économique de
2008 ? Les «banquiers cupides» ou les États endettés jusqu'au cou ? Selon
Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, théoriciens allemands du groupe-revue
Krisis, la cause de la crise est bien plus profonde. L'énorme gonflement des
marchés financiers des trois dernières décennies est une conséquence
de la crise structurelle fondamentale du mode de production capitaliste,
dont l'origine remonte aux années 1970. La troisième révolution
industrielle qui se met alors en place entraîne une éviction accélérée
de la force de travail hors de la production, sapant ainsi les bases de la
valorisation du capital au sein de «l'économie réelle». La crise structurelle
de la valorisation du capital n'a pu être ajournée depuis qu'en ayant
massivement recours, à travers le crédit et la spéculation, à la capture
anticipée de valeur future. Le concept de «capital fictif» est fondamental
pour comprendre le procès de crise actuel. Après la crise de
2008, l'effondrement catastrophique du système capitaliste mondial
n'a pu être empêché que par une intervention massive des États et des
banques centrales. Si l'on doit à présent subir les conséquences de cette
crise, sous la forme des «politiques d'austérité» imposées à la société,
ce n'est pas parce que nous aurions vécu «au-dessus de nos moyens»
et qu'il conviendrait de se «serrer la ceinture». La société vit bien au
contraire largement au-dessous des possibilités créées par les nouveaux
potentiels de productivité ; seulement, ils se transforment toujours
davantage en forces destructives au sein du système capitaliste. La société
est désormais trop riche pour le capitalisme. L'analyse originale de la
crise développée ici se fonde sur une lecture de la théorie marxienne qui
s'oppose en de nombreux points au marxisme traditionnel et à l'actuelle
«renaissance de Marx». Ici, Marx n'est pas le théoricien de la lutte des
classes mais celui qui développa la critique radicale d'une société fondée
sur la production de marchandises et appelée à buter sur ses propres
contradictions. Les auteurs renouent avec cette pensée et l'étayent de
façon détaillée et documentée. Il en résulte une analyse de la crise qui
s'oppose à tout ce qui s'échange actuellement sur le marché des idées.
Après un rappel historique sur l'évolution de l'économie dans la seconde moitié du XXe siècle, les auteurs, membres du groupe Krisis, exposent les bases théoriques pour la compréhension du capital fictif et de son rôle dans le procès d'accumulation capitaliste. Ils proposent une analyse de la crise en lien avec une nouvelle approche de la théorie marxienne. ©Electre 2019
Format : Broché
Nb de pages : 347 pages
Poids : 445 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
EAN : 9791092616033