La grande terreur : les purges staliniennes des années trente. Sanglantes moissons : la collectivisation soviétique et la terreur par la famine
facebook twitter

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 1080 pages
Poids : 570 g
Dimensions : 14cm X 20cm
Date de parution :
EAN : 9782221069547

La grande terreur

les purges staliniennes des années trente

de

chez R. Laffont

Collection(s) : Bouquins

Paru le | Broché 1080 pages

Tout public

Poche
23.10 Indisponible

traduit de l'anglais par Marie-Alyx Revellat, Claude Seban


Quatrième de couverture

Vingt millions de morts : tel est, actuellement, le bilan très probable des événements décrits par les deux livres que réunit ce volume. Publié ici pour la première fois en français, Sanglantes Moissons relate la destruction de l'agriculture russe opérée par Staline au cours des années 1930, en trois étapes : l'élimination des koulaks, censés être les paysans les plus riches, puis la collectivisation des terres et le regroupement forcé des paysans dans des kolkhozes ; la famine organisée enfin, qui fit cinq millions de victimes dans la seule Ukraine, dont Staline voulait briser l'identité nationale.

Enchaînant sur cette tragédie, La Grande Terreur (entièrement revu et augmenté depuis sa première publication) étudie la répression sans exemple que Staline et le NKVD infligèrent ensuite au Parti, à l'intelligentsia et à la population dans son ensemble. Le moment le plus spectaculaire en fut les grands procès, au cours desquels les membres de la vieille garde bolchevique s'accusèrent de trahison et d'avoir ourdi un vaste complot hitléro-trotskiste. Il n'en existait aucune preuve, à l'exception de leurs propres aveux extorqués par le chantage et la torture.

«Ils goberont tout !» avait dit Staline des Occidentaux avant que s'ouvrît le premier procès. Compagnons de route ou membres des partis communistes, les intellectuels d'Europe et des Etats-Unis, dans leur écrasante majorité, se firent les complices de la terreur stalinienne. A l'anesthésie morale de l'opinion publique succéda l'oubli. C'est dire si ces deux livres sont indispensables à la connaissance de la Russie et de l'histoire du XXe siècle, au moment de surcroît où nous sommes invités à pratiquer assidûment le «devoir de mémoire» à l'égard des horreurs du passé.

Georges Liébert

Biographie

Poète et soviétologue anglais, Robert Conquest réside à l'université de Stanford ; il est considéré comme un des meilleurs connaisseurs de l'histoire de l'Union soviétique.