La messe de l'homme désarmé : un roman sur la Résistance

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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 820 pages
Poids : 1156 g
Dimensions : 16cm X 24cm
Date de parution :
ISBN : 979-10-95071-02-0
EAN : 9791095071020

La messe de l'homme désarmé

un roman sur la Résistance

de

chez Motifs

Paru le | Broché 820 pages

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traduit de l'italien par André-Jean Demauge, moine d'En-Calcat


Quatrième de couverture

La messe de l'homme désarmé

Italie, printemps 40. Juste avant que la guerre n'éclate, alors que le blé mûrit dans les champs, Franco quitte le monastère bénédictin où il était novice et rentre à la Campanella, la ferme de ses parents : il sera paysan. Il y retrouve Piero, son frère, un jeune médecin aux idéaux élevés et à la profonde générosité, qui a manqué périr sur le front grec en se dévouant auprès des blessés.

Lorsque l'Armistice est signée en septembre 1943 avec les Alliés, Piero décide de rejoindre les partisans cachés dans les montagnes proches qui organisent la résistance au fascisme et à l'occupation nazie. Il part avec Rondine, un singulier frère d'armes solitaire, qui préfère la compagnie des morts à celle des vivants. Leur route croise celle de toute une cohorte de combattants, aussi déterminés qu'attachants : le capitaine et ses hommes ; Lupo et Ballila ; Dom Benedetto qui suit, sans arme, les bandes dans leur lutte ; Stalino, revenu de Russie, qui connaît déjà toute l'horreur nazie... Tous sont aidés par le père abbé du monastère, qui apporte soutien logistique et spirituel aux partisans, accueillant les blessés et cachant les fugitifs.

À la Campanella, le temps passe, rythmé par les saisons et les exigences du travail de la terre. Le père, Benedetta, Toni, la Cecina, Maria... chacun fait sa part et secourt de son mieux les partisans quand il le peut, à l'instar de Parchiprêtre protégeant son mystérieux ami, le professeur. Mais Franco, qui ne participe pas directement à la lutte armée, se sent coupable devant l'héroïsme de ses proches et de tous ceux qui sont morts en résistance. Quel rôle lui a-t-il été dévolu ? Saura-t-il interpréter chaque événement particulier à la lumière de la parole de Dieu, selon l'enseignement qu'il a reçu lors de son noviciat ? Réussira-t-il à comprendre ce que l'on attend de lui, l'homme désarmé ?

À travers une kyrielle de personnages qui incarnent la vie de l'Italie rurale de cette époque, une magnifique fresque chorale qui s'achève dans les années soixante-dix, et qui, au-delà du roman, interroge le plus sincère et le plus profond de notre humanité.

Biographie

Dom Luisito Bianchi est né le 23 mai 1927 à Vescovato, dans la province de Crémone en Lombardie. Il a seize ans en 1943, lorsqu'éclate la Résistance italienne au fascisme. Toute sa vie en sera marquée. Il aimait dire que la Résistance avait été pour lui la découverte que l'on pouvait « choisir son propre destin... » Il devient prêtre le 3 juin 1950, « à cause du pauvre qu'on opprime et du malheureux qui gémit »...
Diplômé en sciences politiques, il est d'abord professeur au séminaire de Crémone (1950-1951), puis missionnaire en Belgique (1951-1955). Après deux ans passés comme vicaire en paroisse, il deviendra assistant provincial, puis vice-assistant national des ACLI (Associations chrétiennes des travailleurs italiens) jusqu'en 1967. Prêtre ouvrier pendant trois ans (1968-1970), il travaillera comme manoeuvre, puis comme aide-soignant en hôpital.
Il arrêtera cette expérience pour assister sa mère, veuve et malade, jusqu'à son décès. C'est à son chevet qu'il commencera à écrire La messa dell'uomo disarmato, qui avait alors simplement pour titre : Una resistenza. Il passera les trente dernières années de sa vie à l'abbaye de Viboldone, proche de Milan, comme aumônier des moniales bénédictines. C'est là qu'il meurt, le 5 janvier 2012.

Luisito Bianchi est l'auteur de plusieurs autres ouvrages, en particulier : Come un atomo sulla bilancia, son journal de prêtre ouvrier, ou encore Dialogo sulla gratuità, Simon Mago... ainsi qu'un autre roman, Il seminarista, publication posthume qui raconte la naissance et la croissance d'une vocation religieuse mise à l'épreuve des doutes qui poussèrent l'intéressé à des choix radicaux.