La passion
facebook google+ twitter

La passion

de

chez Ed. de l'Olivier

Collection(s) : Littérature étrangère

Paru le | Broché 213 pages

Grand format Livre broché
20.00 Délai de livraison : en fonction des délais fournisseurs, perturbés en cette période
Ajouter au panier Frais de livraison

traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe


Chronique Page des libraires, rédigée par Christine Lemoine Librairie Violette and Co (Paris 11e)

S’éloignant de la veine autobiographique de Pourquoi être heureux… et Les oranges ne sont pas les seuls fruits, Winterson raconte deux histoires en parallèle qui finissent par se rejoindre. Henri, jeune homme élevé dans la campagne française, s’engage dans les troupes de Bonaparte lancées à la conquête de l’Europe. Henri sait lire et écrire, il a profité des enseignements d’un curé plutôt libertaire qui lui a appris à penser par lui-même : « Si l’on est obligé de travailler, un patron absent est l’idéal », répond ce curé pour justifier sa vocation. Henri, plutôt fluet, est assigné aux cuisines où il a la charge de s’occuper des volailles dont Bonaparte est friand. Il tient un journal où il consigne non seulement ce qu’il voit des opérations militaires, mais aussi ses sensations, ses amitiés et sa passion pour le futur empereur, dont la démesure le fascine. Henri explique : « Ce ne sont pas les faits qui m’intéressent mais ce que je ressens. Or ce que je ressens évoluera, je veux m’en souvenir ». Mais pendant la campagne de Russie, devant l’horreur de cet « hiver zéro », sa passion se mue en haine, car « la passion s’accommode mal de la déception », et il déserte en compagnie d’un ami et de Villanelle, jeune femme vendue comme prostituée aux officiers avec qui il fera route vers l’Italie. Le récit de Villanelle nous entraîne à Venise, « cette ville enchantée où tout semble possible », y compris de naître avec des pieds palmés et de naviguer dans des cités intérieures qui ne figurent sur aucune carte. C’est la ville du déguisement et du jeu ; Villanelle s’adonne aux deux. Elle se travestit en garçon pour aller et venir plus librement. Une femme mystérieuse la subjugue et, après neuf nuits en sa compagnie, Villanelle sait qu’elle a perdu son cœur, conservé dans un écrin par celle qui est devenue son premier amour. Elle accepte de se marier avec un homme sans scrupule qui jouera plus tard son avenir au jeu. Et le destin réunira Henri et Villanelle. Henri est amoureux de Villanelle, mais elle le considère comme un frère et développe pour lui un sentiment incestueux. Elle l’entraîne dans son monde où, « quelque part entre la peur et la volupté, il y a la passion ». Henri découvre alors qu’« être libre c’est être capable d’aimer » même s’il choisira d’être enfermé. Comme dans les contes, Winterson use de la réitération pour scander son propos. Elle répète par la bouche de chacun de ses personnages : « Je vous raconte des histoires. Faites-moi confiance » (c’est d’ailleurs la dernière phrase du roman). Elle répète : « On joue, on gagne. On joue, on perd. On joue. », car c’est le jeu qui est excitant. La vie est un jeu où l’on peut miser gros, jusqu’à perdre « la chose fabuleuse et inestimable » que chacun porte à l’intérieur de soi. Et comme dans les méandres de Venise, on peut se perdre dans le jeu jusqu’à la folie si l’on n’a pas le courage de se confronter à ses fantômes. Subtilement, Winterson démontre l’impossibilité d’une vie dépourvue de passion, quelle qu’elle soit, pour un conquérant, le jeu, Dieu ou le diable, l’être aimé…

«Quelque part entre la peur et la volupté il y a la passion.
Le chemin qui y mène est abrupt, et le retour bien pis.»

Quand Henri, jeune soldat au service de Napoléon Bonaparte,
échoue dans l'enfer blanc de la campagne de Russie,
son adoration pour l'empereur se change en cuisante désillusion.
Pendant ce temps, à Venise, Villanelle mène une vie bien
singulière : elle se travestit en homme, triche au casino,
et aime en secret une mystérieuse Dame de pique, qui lui vole
littéralement son coeur... C'est à Moscou que les chemins
de Villanelle et d'Henri vont se croiser, point de départ d'un périple
à travers l'Europe et de leur apprentissage amoureux. Entre eux
se noueront les fils de la passion. Ils n'auront désormais qu'un seul
but : retrouver le coeur de la jeune femme.

Aventure exaltante sur «le jeu, la folie et l'extase androgyne»
(Edmund White), La Passion confirme l'incroyable talent
de conteuse de Jeanette Winterson. Écrit en 1987, ce récit
enchanteur, hommage aux textes d'Oscar Wilde et de Virginia
Woolf, est devenu un classique de la littérature contemporaine.
Après avoir été l'aide-cuisinier de Napoléon Bonaparte, Henri devient soldat et son admiration pour l'empereur s'effrite. A Venise, Villanelle se traverstit en homme et se fait voler son coeur par son amante. Henri et Villanelle se croisent à Moscou, une passion débute entre eux et ils décident de retrouver le coeur de la jeune femme. ©Electre 2020
Format : Broché
Nb de pages : 213 pages
Poids : 262 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-8236-0232-6
EAN : 9782823602326

Du même auteur : Jeanette Winterson