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La raison et le réel

De Charles Tafanelli chez Studyrama

Collection : Aide-mémoire
16 pages
Paru le 05/05/2008
5,10
Indisponible

3. Le vivant est-il mécanisme ou comprend-il une finalité ?

  • A la suite de Descartes, nombre de savants, biologistes, médecins et physiologues ont pu voir dans le corps humain (et dans tout corps vivant) l'équivalent d'une machine.
    • Cette théorie est aujourd'hui très présente à une époque où les greffes d'engins électroniques à la place de membres ou d'organes défectueux commencent à se démocratiser.
    • De même, certains médecins et non des moindres espèrent voir leur travail remplacé par des ordinateurs dont ils seraient les programmeurs : ces ordinateurs comprendraient toutes les données biologiques du patient, l'histoire de ses traitements et de ses maladies, et en fonction des données nouvelles indiquant le mal, l'ordonnance serait directement établie.
    • Ce serait ainsi l'aboutissement de la vision mécaniste du corps humain.
  • Mais un autre courant de médecins, parmi lesquels Canguilhem, estiment que le vivant échappe aux paramètres.
    • La notion même de norme est opposée à celle de vivant et celle qu'on considère comme pathologique est refus de la nouveauté fournie par la vie.
    • Comme la vie, à la différence d'une machine, garde mémoire de tout (et notamment des maladies, même après une guérison), la singularité l'emporte au final sur les lois générales.
    • De ce fait, dans l'exercice de la médecine, un rapport humain intuitif doit être maintenu entre le médecin et son patient dont le point de vue demeure essentiel.

C. Thèses

  • Aristote : le vivant se distingue de l'inerte par le principe de mouvement.
    • Il est mû par une finalité inscrite en lui.
    • Il est en puissance ce qu'il doit devenir en acte.
    • Une loi interne à son être doit le faire évoluer vers son épanouissement.
    • Un être répond ainsi dans sa croissance à une cause finale relative à son espèce mais aussi à son identité propre.
  • Descartes : en séparant le corps de l'âme (unis par la seule glande pinéale), en leur donnant une nature fort différente (respectivement chose étendue et chose pensante), le corps (chose étendue) apparaît purement matériel et privé de la singularité garantie par l'âme (chose pensante). Aussi est-il associé à de la pure étendue, à une simple mécanique connaissable, qu'on peut étudier et réparer à l'envi.
La raison et le réel de Charles Tafanelli chez Studyrama
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