La revue Planète (1961-1968) : une exploration insolite de l'expérience humaine dans les années soixante
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 284 pages
Poids : 550 g
Dimensions : 18cm X 20cm
Date de parution :
EAN : 9782914405317

La revue Planète (1961-1968)

une exploration insolite de l'expérience humaine dans les années soixante

de

chez Oeil du sphinx

Collection(s) : Les dossiers du réalisme fantastique

Paru le | Broché 284 pages

Public motivé

préface Joseph Altairac


Quatrième de couverture

Planète

Lancée en octobre 1961 comme un prolongement du célèbre et controversé Matin des Magiciens de Louis Pauwels & Jacques Bergier, Planète, la revue du « réalisme fantastique », remporta instantanément un immense succès : le premier numéro, tiré à 8.000 exemplaires, atteignait les quatre-vingts mille en réimpression avant la sortie du second ! ¤ Et « la première revue de bibliothèque », comme elle se qualifiait avec fierté, connut même plusieurs éditions en langues étrangères, privilège dont très peu de revues intellectuelles françaises peuvent se targuer. ¤

Rarement aussi, une revue souleva autant de polémiques. Des derniers surréalistes à l'Union Rationaliste, le moins que l'on puisse dire est que l'ensemble de ses ennemis forma une cohorte aussi éclectique que la revue elle-même. Comment Planète a-t-elle pu compter en même temps parmi ses soutiens Edgar Morin, sociologue peu suspect de complaisance ou de naïveté, et parmi ses contempteurs Pierre Versins, l'auteur de l'Encyclopédie de l'utopie, des voyages extraordinaires et de la science fiction, que l'on présentera difficilement comme un adversaire de l'imaginaire et de la conjecture, et qui était par ailleurs un ami de Jacques Bergier, un des principaux initiateurs du « réalisme fantastique » ? ¤ Comment une revue, qualifiée par certains d'insulte à la culture, a pu compter parmi ses collaborateurs les plus fidèles Pierre Restany, critique d'art international et théoricien du Nouveau Réalisme, et Michel Ragon, romancier et spécialiste mondialement reconnu de l'architecture et de la littérature prolétarienne ? Il fallait que le « réalisme fantastique » soit suspect de dérives bien inquiétantes pour entraîner une telle levée de boucliers. ¤

C'est à ce phénomène à la fois éditorial, social, culturel et artistique des années soixante du défunt XXe siècle que s'attaque Clotilde Cornut dans cet essai. Gageons que, comme du temps de Planète, son analyse suscitera quelques réactions passionnées... ¤

On trouvera, en complément de l'essai de Clotilde Cornut, les sommaires détaillés de tous les numéros de la revue Planète et de ses suites, ainsi qu'un catalogue commenté des publications des Éditions Planète, documents qui contribueront sans doute à la réflexion du lecteur. ¤ ¤