La rose de Saragosse
facebook google+ twitter

La rose de Saragosse

de

chez Actes Sud

Collection(s) : Domaine français

Paru le | Broché sous jaquette 189 pages

Grand format Livre broché
16.50 En stock - Expédié sous 24h
Ajouter au panier Frais de livraison

()

En 1485 à Saragosse, l'Inquisition sévit durement et l'étau se ressert autour des Juifs, convertis ou non.

La situation s'aggrave lorsqu'un mystérieux rebelle placarde sur les murs de la ville une caricature de l'odieux Torquemada, l'inquisiteur de Saragosse.

Un roman qui mêle avec brio aventure, amour, Histoire et belles réflexions sur l'art de la gravue!

()

L'Inquisition fait des ravages en Espagne et force le destin d'un homme errant, caricaturiste hors pair, et d'une jeune fille de bonne famille qui cache bien son jeu...

Complots, mystères, petite et grande Histoire s'entremêlent habilement sous la plue de Raphaël Jerusalmy !

Chronique Page des libraires, rédigée par Emmanuelle George Librairie Gwalarn (Lannion)

Automne 1485. L’inquisiteur de Saragosse est assassiné. Torquemada, qui vient d’être investi du titre de Grand Inquisiteur pour toute l’Espagne, découvre sur les façades de la ville des affiches qui se moquent de ce crime. « L’infâme placard est signé d’une rose épineuse, discrètement placée en marge. En une claire provocation. » Le Grand Inquisiteur promet une prime pour capturer les meurtriers et bien plus pour quiconque fournira une information sur l’auteur de cette affiche. Dès le début du roman, le ton est donné car « Torquemada, qui méprise aussi bien les courtisans de Madrid que les évêques de Rome, voue une haine acerbe aux artistes que ceux-ci protègent. Les images de Dieu qu’il voit sur les fresques des basiliques et des palais l’exaspèrent. Elles puent la vanité, faisant étal de la magnificence de leurs commanditaires plutôt que de celle du Seigneur. Si le Grand Inquisiteur exècre tant les peintres illustres du royaume, c’est qu’ils se posent tout comme lui en représentant de la foi et disputent à l’Église l’emprise qu’elle a sur les âmes. » Angel de La Cruz, une brute notoire, un indic à la solde du plus offrant toujours accompagné de son chien hideux et baveux, entre alors en scène. « Les portraits sont la spécialité d’Angel. Et son gagne-pain. Il croque des signalements pour la police. De fugitifs, d’hérétiques, de brigands dont la tête a été mise à prix. C’est l’avantage qu’il a sur les autres mouchards. Celui de pouvoir représenter un suspect plutôt que d’avoir à le décrire en paroles. Et de le rendre innocent ou coupable selon l’expression, effrayante ou débonnaire, qu’il lui colle sur la face. » Pour mener à bien sa nouvelle mission, le rustre hidalgo traque et courtise une famille de nobles juifs récemment convertis et fait la connaissance de Léa, jeune fille du seigneur Ménassé de Montessa dont le charme et le raffinement, le caractère et l’intelligence pourraient bien perturber ses desseins. En effet, la jeune femme est aussi artiste que déterminée. Aurait-elle un lien avec toute cette affaire d’affiches ? « Léa préfère le burin, la poigne qu’il exige. L’encre plutôt que les artifices des pigments et des vernis. Et qu’il n’est pas nécessaire d’étaler partout. Le peintre doit recouvrir son panneau, jusque dans les moindres recoins, en cacher le bois nu. Alors que le graveur, lui, n’est point esclave du plan qu’il travaille. Il peut y laisser des blancs, des non-dits. Des aires de liberté. » Dans ce nouveau court roman, Raphaël Jerusalmy met en adéquation son style avec son propos sur l’Histoire et les arts. Pour mettre en scène les rebondissements de son intrigue et orchestrer les secrets de cette joute artistique contre la tyrannie, sa plume est alerte et incisive. Toujours aussi talentueux pour planter un décor, croquer un personnage, il écrit comme avec un pointeau de graveur. Conteur d’exception, il ponctue son texte de silences, laisse des blancs pour mieux faire apparaître les reliefs, les contours, mieux donner à voir.

Saragosse, 1485. Tandis que Torquemada tente d'asseoir
sa terreur, un homme aux manières frustes pénètre le milieu des conversos qui bruisse de l'urgence de fuir. Plus encore que l'argent qui lui brûle les doigts, cette brute aux
ongles sales et aux appétits de brigand aime les visages et
les images.

Il s'appelle Angel de la Cruz, il marche vite et ses trajectoires sont faites d'embardées brutales. Où qu'il aille, un
effrayant chien errant le suit. Il est un familier : un indic à
la solde du plus offrant. Mais un artiste, aussi.

La toute jeune Léa est la fille du noble Ménassé de
Montesa. Orpheline de mère, élevée dans l'amour des
livres et de l'art, elle est le raffinement et l'espièglerie. L'esprit d'indépendance.

Dans la nuit que l'Inquisition fait tomber sur l'Espagne, Raphaël Jerusalmy déploie le ténébreux ballet qui
s'improvise entre ces deux-là, dans un décor à double-fond, au coeur d'une humanité en émoi, où chacun joue
sa peau, où chacun porte un secret.

Sur la naissance d'une rébellion qui puise ses armes
dans la puissance d'évocation - et l'art de faire parler les
silences - de la gravure, La Rose de Saragosse est un roman vif et dense, où le mystère, la séduction et l'aventure
exaltent la conquête de la liberté.
1495. Les notables tentent de fuir Saragosse, soumise à la terreur orchestrée par l'Inquisition espagnole. Angel de la Cruz est un mercenaire à la solde du plus offrant. Pourtant, il n'est pas insensible au raffinement de la noble Léa Ménassé de Montesa. ©Electre 2019

Emma H. le 23/02/2018

Très bon livre inspirant le respect

L'inquisition de l'Espagne m'a permis de m'ouvrir les chakra et de redécouvrir la vie sous un angle plus philosophique et harmonieux

Format : Broché sous jaquette
Nb de pages : 189 pages
Poids : 150 g
Dimensions : 10cm X 19cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-330-09054-8
EAN : 9782330090548

Du même auteur : Raphaël Jerusalmy