La Thiérache, Aisne : sur une frontière de la France
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Fiche technique

Format : Relié
Nb de pages : 287 pages
Poids : 400 g
Dimensions : 22cm X 31cm
Date de parution :
EAN : 9782906340435

La Thiérache, Aisne

sur une frontière de la France

de

chez Association pour la généralisation de l'Inventaire régional en Picardie

Paru le | Relié 287 pages

Tout public

54.88 Indisponible

texte Pierre-Yves Brest, Pierre Dausse, Frédéric Fournis et al. | photographies Franck Bürjes, Laurent Jumel, Thierry Lefébure et al. | Cartes Joëlle Désiré | sous la direction de Martine Plouvier


Quatrième de couverture

Se jouant des limites, puisqu'elle était frontière de la France au XVIIe siècle et qu'elle déborde aujourd'hui sur les départements du Nord et des Ardennes, la Thiérache est, dans l'Aisne, un terroir ouvert à l'identité forte.

Vallons, haies, forêts, villages à l'habitat dispersé, mosaïque où règnent le vert des prés, le bleu de l'ardoise, le rouge orangé de la brique, l'ocre jaune du torchis et le brun du bois, s'imposent à l'évidence comme un seul et même «pays».

Agricole et discrète, la Thiérache fut, dans l'ancien diocèse de Laon, terre de mission et de défrichement pour les grandes abbayes qui s'y implantèrent au Moyen Age, puis terre d'accueil précoce du protestantisme. Sans cesse parcourue par les armées d'invasion, cette région, sans autre défense naturelle que ses forêts, vit ses bourgs se ceinturer de murailles, et ses églises se hérisser de fortifications aux XVIe et XVIIe siècles, en particulier pendant la guerre de Trente Ans qui marqua mémoires et paysages.

Dans ce terroir dépourvu de grands centres urbains, les petites cités d'Aubenton, Guise, Hirson, La Capelle, Le Nouvion-en-Thiérache, Montcornet, Rozoy-sur-Serre, Vervins ont connu une histoire politique mouvementée, souvent encore lisible dans leur architecture.

L'expérience industrielle et sociale sans équivalent en France, réussie par Jean-Baptiste Godin au Familistère de Guise, tranche sur les activités artisanales implantées en Thiérache (meunerie, verrerie, forge, tissage, vannerie, saboterie...), reflets durables d'une économie et d'un monde rural qui s'effaceraient sans bruit, si plusieurs petits musées ne s'efforçaient de transmettre le souvenir de modes de vie disparus et d'hommes emblématiques (Mgr Pigneau de Béhaine, Godin, Mermoz...).

Malgré toutes les épreuves, la Thiérache a conservé, dans ses édifices cultuels, un riche patrimoine religieux : des fonts baptismaux médiévaux en «pierre bleue», des peintures dont les plus connues restent celles de Jouvenet, un vaste corpus de vitraux des XIXe et XXe siècles, de superbes autels et décors de chœur, et près d'un tiers des orgues de l'Aisne dont la renommée a largement franchi les frontières du département.