Lartigue, la vie en couleurs
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 167 pages
Poids : 687 g
Dimensions : 23cm X 25cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-02-123512-8
EAN : 9782021235128

Lartigue, la vie en couleurs

de ,

chez Seuil

Collection(s) : Beaux livres

Paru le | Broché 167 pages

Tout public

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Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par Claudine Courtais Librairie Coiffard (Nantes)

Né en 1894 dans une des plus riches familles de France, Jacques Lartigue, porté par un père passionné par les nouvelles découvertes de la fin du xixe siècle et plus particulièrement la photographie qu’il pratique en amateur, découvre très jeune ce nouveau médium qu’il ne cesse d’exploiter jusqu’à sa mort en 1986, devenant ainsi un des plus grands photographes du xxe siècle. À 8 ans, son père Henry lui offre son premier appareil, une chambre 13 x 18 qui va lui permettre de consigner cliché après cliché tout ce qui se passe autour de lui. Jacques va très vite ranger ses photographies dans de grands albums et commencer à tenir un journal qu’il poursuivra toute sa vie, devenant, à son insu, un témoin de son temps et de son milieu social. Toujours à la pointe, Henry lui remet très vite un appareil plus compact à même de figer la vitesse et de prendre toutes ces photographies sur le vif devenues aujourd’hui célèbres. Élevé à l’écart des contraintes matérielles, avec le bonheur comme précepte d’existence, Jacques se forme à la peinture et décide qu’il en fera son métier. Ainsi, riche de ces trois moyens d’expression que sont la photographie, l’écriture et la peinture, il avance dans la vie avec parfois peu de moyens – sa famille ayant connu des revers de fortune –, mais auprès d’amis aisés qui lui permettent de continuer à évoluer dans un milieu protégé. Si son souhait est d’être reconnu comme peintre, c’est le fruit d’une rencontre aux États-Unis qui le fait reconnaître comme photographe en 1963. Le jeune directeur du Département des photographies du MOMA de New York voit dans ses clichés une grande modernité et lui organise une exposition. S’ensuivra un portfolio dans Life. C’est la consécration, il a alors 69 ans. Aujourd’hui, beaucoup connaissent ces images en noir et blanc qui ont fait sa célébrité, mais peu savent que plus de la moitié de son travail photographique a été réalisé en couleur. Dès 1912, alors que le procédé d’autochrome des frères Lumière n’a pas dix ans d’existence, le jeune Lartigue devient un pionnier de la photographie couleur. Pendant 15 ans, parallèlement à une pratique du monochrome, il utilise cette technique qui lui permet de capter encore plus de vérité. Contrairement aux pictorialistes américains tels Steichen ou Stieglitz, qui s’inscrivent dans une démarche purement artistique de la photographie couleur, Jacques Lartigue utilise cette couleur avec la même spontanéité que le noir et blanc, compensant la faiblesse du procédé – incapable de capter le mouvement, notamment – par une fraîcheur dans la composition, faisant poser ses amis et ses amours dans une nature ou un environnement spontanés et choisissant sa palette de couleurs à la manière d’un peintre moderne. Malheureusement, très rapidement après le tirage des épreuves, les couleurs s’altèrent, s’éloignent de la vérité. Lassé de ne pouvoir garder la pleine expression de ses choix de coloriste, il abandonne le procédé en 1927. Ce n’est que vingt ans plus tard qu’il reviendra à la couleur, utilisant 6 x 6 et 24 x 36 équipés de la pellicule ektachrome à laquelle il restera fidèle jusqu’à la fin de sa vie pour la subtilité de ses tons. Dans une mise en page impeccable, accompagnée des textes éclairants de Martine d’Astier et Martine Ravache, co-commissaires de l’exposition organisée à Paris à la Maison européenne de la photographie du 24 juin au 23 août 2015, cet ouvrage vient honorer un pan méconnu de la carrière artistique de cet exceptionnel photographe que reste Jacques-Henri Lartigue.

Quatrième de couverture

Célébré au XXe siècle comme génie du noir et blanc, Jacques Henri Lartigue se révèle aussi un artiste de la couleur, et la perception que nous avions de son travail en est bouleversée et enrichie. Pour lui, la vie et la couleur sont indissociables. Les autochromes de sa jeunesse (1912-1927) puis le procédé Ektachrome qu'il adopte à partir des années 50 jusqu'à sa mort en 1986 lui permettent de traduire la joie passionnée qui l'habite et restent, selon ses mots, ce qui est «le mieux capable d'exprimer le charme et la poésie».

Dans les photographies de cette dernière période de sa vie, la couleur apparaît comme la partie enchantée d'une oeuvre de plus en plus libre. Une magnifique occasion de découvrir un pan inédit de l'oeuvre de Lartigue.

Biographie

Martine d'Astier a travaillé aux côtés de Lartigue et dirige la Donation Jacques Henri Lartigue depuis 1986. Auteur de plusieurs ouvrages sur son oeuvre photographique, elle organise également de nombreuses expositions en France et à l'étranger, dont «Lartigue, l'album d'une vie 1894-1986», au Centre Georges Pompidou en 2003. Elle est co-commissaire de l'exposition «Jacques Henri Lartigue, la vie en couleurs», à la Maison européenne de la photographie en 2015.

Co-commissaire de l'exposition «Jacques Henri Lartigue, la vie en couleurs», Martine Ravache est historienne de l'art et spécialiste de la photographie, elle est notamment l'auteur de Les années cool (Éditions du Panama, 2006) et Les Sudre, une famille de photographes (Éditions Delpire, 2010). Elle crée en 2010 un atelier pédagogique intitulé «Apprendre à voir» qu'elle anime dans le cadre des Rencontres internationales de la photographie à Arles et à la galerie Agathe Gaillard à Paris.


Du même auteur : Martine Ravache