Le dernier tableau : de Simone Martini à Zao Wou-Ki
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Fiche technique

Format : Relié
Nb de pages : 238 pages
Poids : 1766 g
Dimensions : 25cm X 30cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-02-133543-9
EAN : 9782021335439

Le dernier tableau

de Simone Martini à Zao Wou-Ki

de

chez Seuil

Collection(s) : Beaux livres

Paru le | Relié 238 pages

Tout public

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Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par Isabelle Couriol Librairie de Paris (Saint-Étienne)

Vous cherchez l’idée formidable de cadeau pour cet ami ou ce proche qui aime l’art mais dont vous connaissez mal les goûts. L’ouvrage de Bernard Chambaz résoudra probablement votre problème. Il a constitué pour nous une immense galerie en choisissant 100 tableaux. Pas n’importe lesquels, ceux que les spécialistes considèrent comme la dernière toile de l’artiste. Ces derniers sont morts prématurément ou pas, de ce fait les thèmes de ces œuvres sont variés. Certaines peintures nous parlent de la mort, d’autres imaginent une éternité, certaines sont pleines de musique, d’autres sont dans le prolongement du travail du peintre. Chaque œuvre est accompagnée d’un article, où Bernard Chambaz retrace la vie et plus particulièrement la fin de l’artiste et nous explique l’intérêt de ce « dernier tableau ». De la Renaissance italienne aux artistes du XXe siècle, de Giotto à Zao Wou Ki, cet ouvrage nous entraîne dans une promenade très originale au sein de l’histoire de l’art.

Quatrième de couverture

Il n'y a pas de règle et encore moins de justice. La mort frappe au débotté, quels que soient l'âge et l'état de santé du peintre. Il disparaît dans ses trente ans ou - aussi bien - au-delà de quatre-vingts, d'un trépas parfois accidentel comme Signorelli tombant d'un échafaudage, parfois attendu comme Cézanne rongé par le diabète écrivant cette lettre : « Mon cher Bernard, je suis vieux, malade, et je me suis juré de mourir en peignant », rarement doux, toujours brutal, si lumineux comme Joan Mitchell qui intitule Merci le salut qu'elle adresse au monde.

Il n'y a pas non plus d'évidence, d'autant que les oeuvres sont datées par année et non par mois. Des incertitudes demeurent et il aura fallu trancher. Parfois, des débats entre historiens d'art et des expertises règlent, ou ne règlent pas, la question. Mais ces énigmes sont la possibilité d'entrevoir au passage de belles histoires.

On observe tous les cas de figure : dernier tableau d'une oeuvre déjà célébrée ou qui sera célèbre même si l'artiste n'a vendu qu'une toile de son vivant, travail terminé depuis plusieurs années, ou bien inachevé, ou achevé post mortem par une main amie, toile encore sur le chevalet, ou déjà donnée ou vendue, mais parfois posée à côté d'autres toiles dans l'atelier, dernier opus sachant qu'il était ou qu'il avait toute chance d'être le dernier, le signifiant plus ou moins discrètement à ceux qui le regarderont, voyez je m'apprête à disparaître, l'ignorant ou feignant de l'ignorer, revenant à un vieux sujet ou à un sujet de prédilection pour un dernier tour de manège, décidant parfois d'ouvrir l'horizon, cherchant toujours à finir en beauté.

Biographie

Né en 1949, Bernard Chambaz est historien, poète, romancier et essayiste. Il a publié au Seuil L'Humanité (2004), Des Nuages (2006), Les Vingt Glorieuses (2007) et Marathons (2011). Lauréat du Goncourt du premier roman (1993), des prix Apollinaire (2005), Louis-Guilloux (2008) et Roland-de-Jouvenel de l'Académie française (2014), il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, dont Ghetto, Dernières Nouvelles du martin-pêcheur, À Tombeau ouvert et 17.

Du même auteur : Bernard Chambaz