Le ghetto intérieur
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Le ghetto intérieur

de

chez Gallimard

Collection(s) : Folio, n° 6893

Paru le | Broché 178 pages

Poche Livre broché
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Thierry LIMON DUPARCMEUR (LIBRAIRIE SAINTE-HORTENSE)

Depuis 1997 et sa rencontre avec l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, le réalisateur et scénariste Santiago Amigorena poursuit inlassablement l’œuvre autobiographique titanesque qu’il a entreprise.

Dans ce livre, il nous parle de son grand-père argentin, Vicente, né juif polonais (« Wincenty ») qui, pour fuir l’antisémitisme ambiant, décide, à la fin des années 1920, de quitter son pays pour Buenos- Aires, laissant à Varsovie sa mère et son frère. Il entretient ainsi avec sa famille, et notamment avec sa mère, pendant plus de dix ans, une relation volontairement distante. Puis la guerre arrive, les informations lacunaires qui parviennent de la capitale polonaise sont plus qu’inquiétantes. Et au moment où Vicente aurait tant besoin de resserrer les liens qu’il a volontairement distendus, les échanges épistolaires deviennent aléatoires.

Et au fur et à mesure que se précise la mise en oeuvre ce qu’on n’appelle pas encore « la solution finale », au fur et à mesure que le monde, que la Pologne, que le peuple juif sombre dans l’innommable, Vicente s’enferme, lui, petit à petit, dans ses remords. Quand les murs du ghetto juif se referment sur ses habitants pour toujours, une muraille onirique l’emprisonne progressivement dans un « ghetto intérieur » qui le coupe du reste du monde, de sa femme, de ses enfants, de ses amis.

La shoah vue de l’Amérique du Sud. Un texte poignant qui apporte un éclairage inhabituel sur cette tragédie.

(Atout Livre)

Vicente Rosenberg arrive à Buenos Aires en 1928. Il y rencontre Rosita et fonde une famille. Dès 1940, il reçoit des lettres inquiétantes de sa mère, qui lui raconte depuis le ghetto de Varsovie les conditions abominables dans lesquelles elle vit, la faim, la peur qui la hante, jusqu'à la dernière lettre. A partir de là, Vicente ne parlera plus, rongé par la culpabilité d'avoir abandonné les siens.

Un très grand roman, à lire absolument !

Le ghetto intérieur

« Vicente n'avait pas voulu savoir. Il n'avait pas voulu imaginer. Mais, en 1945, peu à peu, malgré lui, comme tout le monde, il a commencé à savoir - et il n'a pas pu s'empêcher d'imaginer. »

Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita, ils se sont aimés et ont eu trois enfants. Mais depuis quelque temps, les nouvelles d'Europe s'assombrissent. À mesure que lui parviennent les lettres de sa mère, restée à Varsovie, Vicente comprend qu'elle va mourir. De honte et de culpabilité, il se mure alors dans le silence.

Ce roman raconte l'histoire de ce silence - qui est devenu celui de son petit-fils, Santiago H. Amigorena.
Buenos Aires, 1940. Des amis juifs exilés se retrouvent au café pour parler de cette Europe qu'ils ont fuie quelques années plus tôt. Parmi eux, Vicente Rosenberg s'inquiète pour sa mère, restée en Pologne, à Varsovie. A travers le destin de son grand-père parti en Argentine pour échapper au nazisme, l'écrivain et réalisateur d'origine argentine raconte la vie mélancolique de l'exil. ©Electre 2021

Grainville le 26/05/2021

Remords

Remords d’un juif émigré en Argentine qui a laissé sa mère et sa famille se faire exterminer en Pologne. Beau livre, mais gâté vers la fin où l’auteur se répète avec des mots à peine différents. Un peu lourd et c'est dommage.

Format : Broché
Nb de pages : 178 pages
Poids : 118 g
Dimensions : 11cm X 18cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-07-292146-9
EAN : 9782072921469

Du même auteur : Santiago H. Amigorena