Le petit arbre de Birkenau.
facebook twitter

Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 217 pages
Poids : 306 g
Dimensions : 15cm X 23cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-226-24624-0
EAN : 9782226246240

Le petit arbre de Birkenau

de

chez Albin Michel

Collection(s) : Bibliothèque Albin Michel

Paru le | Broché 217 pages

Tout public

18.00 Disponible - Expédié sous 6 jours ouvrés
Ajouter au panier Frais de livraison

avant-propos de Jacques Benroubi | postface d'Annette Wieviorka


Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par Noémie Vérot Librairie Rive gauche (Lyon)

Annette Wieviorka édite les témoignages de Maurice Benroubi, déporté à Auschwitz en juillet 1942, et de sa femme Rose, auteure d’un journal dans lequel elle écrit à son mari en détention. Les archives départementales de la Sarthe apportent une manière d’éclairage factuel à ce double récit. Maurice Benroubi est en colère, sa main tremble de rage quand il relate ce qu’il a subi. La peau des détenus est restée à jamais collée à la sienne. Il voudrait se venger des nazis. Il ne pourra jamais oublier, et l’idée même de pardonner lui paraît indécente. Il raconte Birkenau où il était affecté aux chambres à gaz, la mine où il travaillait alors que la faim le tenaillait, il évoque aussi Buchenwald, Ohrdruf et Bergen-Belsen, d’où il sera libéré par les troupes britanniques alors qu’il est à moitié mort, couché sur un tas de cadavres. Sa femme rose décrit sa fuite vers Paris où elle est pourchassée, sa vie quotidienne avec son fils qu’elle essaye de protéger. Une histoire singulière et en même temps horriblement banale de ce qu’ont vécu les Juifs pendant la guerre.

 

Quatrième de couverture

Le petit arbre de Birkenau

« Il est tout à fait exceptionnel de disposer de trois récits d'une même histoire.
Le premier est celui de Maurice Benroubi, déporté à Auschwitz par le convoi 8 le 20 juillet 1942. (...) C'est un récit agité, un long cri d'une force inouïe et d'une sombre beauté, qui se déploie sans souci de la chronologie à travers tous les temps de sa vie. Maurice Benroubi le précise dès la première page : il fut affecté peu après son arrivée à Birkenau au Sonderkommando, celui des chambres à gaz. Ce furent ensuite la mine de Jawischowitz, Buchenwald, Ohrdruf, Bergen Belsen où il est libéré par les Britanniques le 15 avril 1945. Il est rapatrié par avion et arrive à l'hôtel Lutetia le 12 juin. (...)
Le deuxième récit est celui de son épouse. Au-delà de ses aspects intimes, le Journal de Rose est un important témoignage de la vie quotidienne d'une femme juive dans la France occupée qui permet de nourrir notre réflexion sur la survie, la façon dont est perçue la guerre et imaginé le sort des déportés. (...)
Le troisième récit enfin a pour source les documents, français ou allemands, qui reposent dans les archives départementales de la Sarthe, version administrative ignorée des protagonistes qui ont vécu dans leur chair les événements dont ils rendent compte. En quelque sorte, l'envers du décor.
Trois récits, trois regards, trois fils qu'il convient de tisser pour restituer le destin d'une famille juive prise dans la guerre, destin tout à la fois singulier et emblématique du sort des Juifs en France. »
Extraits de la postface d'Annette Wieviorka