Le veau. Le coureur de fond

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Fiche technique

Format : Broché sous jaquette
Nb de pages : 256 pages
Poids : 274 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-02-102401-2
EAN : 9782021024012

Le veau

de

chez Seuil

Collection(s) : Cadre vert

Paru le | Broché sous jaquette 256 pages

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nouvelles traduites du chinois par François Sastourné


Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par SANDRINE MALIVER-PERRIN, Librairie Sauramps, Montpellier

Écrivain prolifique, Mo Yan n’a jamais été autant encensé par la presse que ces dernières semaines, et les lecteurs qui ne le connaissaient pas encore ont ainsi pu découvrir la vie et l’œuvre de l’un des plus grands auteurs chinois de notre époque. Une œuvre forte de près de quatre-vingt romans et nouvelles, dans laquelle vivent et meurent le monde animal et le monde rural, si propices à la fable et à la farce, deux genres qu’affectionne l’auteur. Une œuvre où se déploie une campagne peuplée de personnages truculents et faussement naïfs qui, contrairement à leur créateur, sont souvent extrêmement bavards ! Heureuse coïncidence, un nouvel ouvrage vient de paraître au Seuil et devrait être, pour les novices, une bonne introduction à l’œuvre du Nobel. Car ces deux nouvelles sont typiques du style, de l’intelligence et de la virtuosité de Mo Yan, avec leur humour sous-jacent, la mise en scène de paysans roublards aux prises avec une réalité souvent difficile et le ton du conte. Chacune d’entre elles est l’occasion pour l’auteur, qui se livre ici comme jamais auparavant, de mettre en scène une galerie de personnages savoureux et de faire revivre la Chine rurale, le village et la province de son enfance.
La plus longue nouvelle, « Le Veau », met en scène un adolescent turbulent et bavard en proie à ses premières pulsions sexuelles et aux prises avec la souffrance du veau et la ruse des hommes. Après avoir assisté à la castration de bovins, le garçon, tel le baron perché d’Italo Calvino, monte sur un arbre pour écouter les conversations d’un groupe d’adultes jouant aux cartes. Niché dans les branches, il les agace prodigieusement avec ses questions et ses réflexions, par trop pertinentes. Et tant pis s’il doit parler tout seul, il n’a de cesse de se faire entendre ! Bien qu’ils s’en défendent, les paysans continuent à comparer « l’ancienne et la nouvelle société », et toute discussion se conclut toujours de la même manière : aujourd’hui, « les hommes sont heureux et les bêtes aussi ». Mensonges d’adultes aveugles ou qui n’osent pas critiquer à voix haute les normes en vigueur ? Ou vérité vraie ?
« Le coureur de fond » raconte comment l’instituteur d’un village participe de façon inattendue à la plus grande manifestation sportive du bourg où il enseigne. Nous suivons un petit garçon de 10 ans, candide et curieux, spectateur de la course organisée par son école. À chaque tour de piste, c’est la surprise, le suspense grandit, tandis que l’enfant dresse un tableau drôle et attachant de la vie de son canton.
D’aucuns le qualifient de « Rabelais chinois » tant sa plume est truculente et picaresque. D’autres critiquent son silence face au régime communiste et déplorent qu’il ne prenne pas position comme nombre de ses pairs. Ses défenseurs arguent qu’il se livre en réalité à une critique métaphorique très fine du régime. Qui le sait en réalité, sinon lui ? Mo Yan est un écrivain qui aime mêler le réel et le fabuleux. Il se plaît à naviguer en eaux troubles, entre réalité et fiction, comédie et tragédie. Ses personnages sont souvent insaisissables, ses cadres de narration et ses intrigues ambigus. Comme lui. Et c’est peut-être ce qui fait de cet auteur majeur un romancier aussi atypique et talentueux. 

Quatrième de couverture

Mêlant souvenirs et imagination débordante, ces deux nouvelles que relient l'attachement de Mo Yan à l'enfance, à sa province natale et au monde animal, décrivent une Chine rurale où la débrouillardise permet d'affronter la dure réalité. Mo Yan lui-même s'y dévoile comme jamais, en adolescent turbulent et bavard aux prises avec la souffrance du veau, la misère, et la ruse infinie des hommes, ou en observateur de dix ans, candide et curieux, de la course de fond organisée par l'école. À chaque tour de piste, c'est la surprise, le suspense grandit tandis que l'enfant dresse un tableau truculent de la vie de son canton dans les années soixante. Mo Yan laisse exploser avec délices la malice et l'énergie de l'enfance, la bonhommie, le courage et l'humour vache du monde paysan soumis aux lois absurdes de l'époque maoïste.

Biographie

Mo Yan, né dans le Shangdong en 1955, est désormais un écrivain universellement reconnu. Une quinzaine de ses romans et nouvelles sont traduits en français et publiés au Seuil dont Beaux Seins, belles fesses (2004), Le Maître a de plus en plus d'humour (2005), Le Supplice du santal (2006), Quarante et un coups de canon (2008), La Dure Loi du karma (2009) et Grenouilles (2011).

Du même auteur : Mo Yan