Les tambours de l'an X : chronique d'un exil haïtien
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 299 pages
Poids : 425 g
Dimensions : 16cm X 24cm
Date de parution :
EAN : 9782747574105

Les tambours de l'an X

chronique d'un exil haïtien

de

chez L'Harmattan

Collection(s) : Roman historique

Paru le | Broché 299 pages

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préface Jean Métellus


Quatrième de couverture

L'histoire est celle d'un homme, Jean-Baptiste Coisnon, que le destin va mettre dans la position intenable d'avoir à tenir une promesse qu'en haut lieu l'on a déjà reniée. À savoir : l'accès des Noirs à la pleine citoyenneté. On est alors aux derniers jours de la Révolution française. Aux Antilles, l'abolition de l'esclavage a sonné la fin de la suprématie des Blancs, et, à Saint-Domingue, le nouveau pouvoir Noir, symbolisé par Toussaint-Louverture, est en passe de s'affranchir totalement de la tutelle de la Métropole.

C'est à ce moment-là que, sur le conseil de l'abbé Grégoire, on va chercher Coisnon, ancien directeur de collège et prêtre «assermenté», pour lui confier la charge de mettre en place un modèle d'école radicalement nouveau, l'Institution Nationale des Colonies (INC), qui aura pour élèves, à titre principal, de jeunes Noirs originaires des Antilles. Les deux fils de Toussaint-Louverture (quatorze et quinze ans à l'époque) intègrent la première promotion. Les choses commencent mal puisque les adolescents, qu'on avait placés provisoirement dans une sorte d'hospice, fuguent au bout de quelques jours, et que la gendarmerie doit ramener les «déserteurs» au Ministère...

L'INC prend quand même son départ, et commence alors une fascinante histoire de confiance entre ces jeunes et quelques hommes qui se sont juré, en se donnant corps et âme à cette école, d'exorciser les fantômes de la Terreur, si proche encore. Viendra pourtant le jour où il leur faudra regarder les choses en face : la tourmente qui secoue les Antilles et qui affole le pouvoir Blanc n'épargnera pas leur communauté. Au terme d'une guerre atroce, Haïti proclame son indépendance, mais aucun des enfants-otages ne reverra jamais cette terre libérée. Philomé, le dernier d'entre eux, saura pourtant nous en parler comme s'il l'avait gardée chaque jour sous les yeux.

Biographie

Normalien, haut fonctionnaire, voyageur attentif, François Lebouteux signe ici son second roman. Traduit en italien, Car ils ne savent ce qu'ils font (DDB, 2001) a obtenu là-bas le prix Giuseppe Berto du premier roman étranger de l'année. Écrire sur Haïti est à ses yeux une manière de remplir un certain devoir de mémoire.