Ma ZAD

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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 193 pages
Poids : 216 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-07-275375-6
EAN : 9782072753756

Ma ZAD

de

chez Gallimard

Collection(s) : Série noire

Paru le | Broché 193 pages

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Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par Nadège Rousseau Librairie Passages (Lyon)

Dans le Nord, il y a les Valter, une famille d’entrepreneurs tout-puissants. Et ils ont décidé de construire une plate-forme multimodale de 30 km² à Zavenghem. En face, il y a Camille Destroit, un quadragénaire un rien placide, qui vit à 5 km du futur chantier. De déboires en désillusions, il va s’engager auprès des zadistes qui se battent pour préserver paysage et environnement. Il a été arrêté par les flics, il a perdu son travail à l’Ecobioplus, son hangar a été incendié et sa belle est partie dans le Sud. Que faire ? Qu’a-t-il à perdre ? Au début, la ZAD, c’était surtout histoire de tromper l’ennui ; Camille n’était qu’un « zadiste périphérique », ravitaillant les copains en légumes et palettes en bois. Maintenant, il va s’investir corps et âme dans la lutte. Pris dans le tourbillon de la révolte, il se lance dans une vengeance personnelle et politique : se venger des Valter, se venger de « ce capitalisme aveugle et dégénéré qui nous spolie ». C’est donc le récit d’une radicalisation que nous livre Pouy. L’histoire d’un homme dont le problème est « d’accepter ou non de [s]’être fait aplatir, rabioter, tondre ». Mais c’est une radicalisation « à la Pouy », faite avec humour, avec allégresse, avec envie. L’envie de se dire que l’on peut peut-être faire quelque chose contre les puissants. Et même si les nervis encagoulés des mouvements d’extrême droite cassent la gueule de Camille, il ne la fermera pas pour autant. Tant mieux ! Avec Ma ZAD, Jean-Bernard Pouy nous offre à nouveau un roman burlesque, fougueux, où les inventions de langage (« rézosocios », « burnoutte ») sont autant de piques enjouées – dévoilant une véritable résistance orthographique à la novlangue des décideurs économiques. Et lorsqu’il essaime des références artistiques tout au long du récit, l’auteur en profite pour nous prouver que le seul art valable est politique. Que la politique est l’affaire de tous. Pouy est un humaniste, anar sur les bords (et un peu au milieu), qui ne se prend pas au sérieux mais qui nous raconte tout le sérieux du monde et des rapports humains. Même si c’est en racontant l’inanité des caddies et des valises à roulettes. Car avec son ton enlevé, énervé, impertinent, il nous parle sans ambages de l’actualité, de la société et de ses dérives. Avec lui, c’est la voix des petits qui se fait entendre et qui hurle son ras-le-bol, son indignation. Dans les pas de Camille Destroit, nous vivons l’insurrection de l’intérieur, nous aimons, nous souffrons, nous rions. Le tout emballé dans une intrigue ficelée au cordeau, qui nous balade des Hauts-de-France à la Lituanie, en passant par la Bretagne. Voilà pourquoi ce grand petit roman d’à peine 200 pages, cette piqûre de rappel, cet électrochoc joyeux est indispensable.

Quatrième de couverture

Ma zad

Camille Destroit, quadra, responsable des achats du rayon frais à l'hyper de Cassel, est interpellé lors de l'évacuation du site de Zavenghem, occupé par des activistes. À sa sortie de GAV, le hangar où il stockait des objets de récup destinés à ses potes zadistes n'est plus qu'un tas de ruines fumantes, son employeur le licencie, sa copine le quitte... et il se fait tabasser par des crânes rasés. Difficile d'avoir pire karma et de ne pas être tenté de se radicaliser !

Heureusement, la jeune Claire est là qui, avec quelques compagnons de lutte, égayé le quotidien de Camille et lui redonne petit à petit l'envie de lutter contre cette famille de potentats locaux, ennemis désignés des zadistes, les Valter.

Biographie

Jean-Bernard Pouy, né en 1946, est l'auteur de nombreux romans noirs (dont onze à la Série Noire), de nouvelles et d'articles. C'est un défenseur opiniâtre de la littérature populaire, partagé entre critique sociale, distance cynique, humour lamentable et gravité libertaire, ainsi qu'il le revendique.

Du même auteur : Jean-Bernard Pouy