Marie Vassilieff (1884-1957) : l'oeuvre artistique, l'académie de peinture, la cantine de Montparnasse
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 223 pages
Poids : 1160 g
Dimensions : 22cm X 30cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-9556296-2-8
EAN : 9782955629628

Marie Vassilieff (1884-1957)

l'oeuvre artistique, l'académie de peinture, la cantine de Montparnasse

de ,

chez BVR

Paru le | Broché 223 pages

Tout public

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préface d'Erik Näslund | avant-propos de Claire Maurer-Montauzé


Quatrième de couverture

Fille de propriétaires terriens, Marie Vassilieff naît à Smolensk en Russie, en 1884. Formée à l'Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, elle arrive à Paris en 1905. Élève de l'Académie Matisse, elle participe aux Salons des Indépendants et d'Automne avec des tableaux cubistes colorés, salués par Guillaume Apollinaire. Après avoir fondé deux académies liées à une société d'art et de littérature russe, elle ouvre la sienne dans une impasse perpendiculaire au 21 de l'avenue du Maine. Les premiers membres sont l'Espagnole Maria Blanchard et la Yougoslave Hélène Dorotka, les Russes Ossip Zadkine et Chana Orloff, la Galloise Nina Hamnett, l'Italien Amedeo Modigliani, l'Américain Charles Douglas ou le Lituanien Jacques Lipchitz. En 1913 et 1914, Fernand Léger y donne deux conférences remarquées sur la peinture contemporaine. En 1914, elle crée une cantine populaire pour les artistes et les modèles de Montparnasse, fréquentée par ses élèves et Marc Chagall, Matisse, Picasso, Tsugouharu Foujita, le couturier Paul Poiret, Jean Cocteau, André Gide, Léon Trostki ou Serge de Diaghilev, le fondateur des Ballets russes.

En octobre 1915, elle ferme sa cantine et retourne en Russie où elle participe à deux expositions mythiques : la Dernière exposition futuriste de tableaux 0,10 de Pétrograd où Kasimir Malevitch expose son fameux Carré noir sur fond blanc et l'exposition moscovite Magasin où ses premières poupées-portraits côtoient les oeuvres suprématistes d'Alexandre Rodtchenko. Peu après son retour à Paris, André Salmon lui accorde, en juillet 1916, neuf tableaux à l'exposition L'Art Moderne en France, signe de son aura d'alors. Picasso y montre enfin les Demoiselles d'Avignon. À la suite de la réouverture de sa cantine, elle accueille, le 14 janvier 1917, le mémorable Banquet Braque réunissant les figures de proue de Montparnasse.

Devenue mère en 1917, elle peint d'étincelants portraits de son fils Pierre et ses poupées sont célébrées à Berlin, New York et Londres où Peggy Guggenheim l'invite à exposer. Elle lance le parfum Arlequinade avec Paul Poiret, coud des costumes pour les Ballets suédois de Rolf de Maré, crée un « mobilier baroque » pour l'exposition des Arts décoratifs de 1925 ou enlumine deux piliers de la brasserie La Coupole. Prodigue pour les arts de la scène, elle y est auteure, danseuse, décoratrice ou marionnettiste. Elle conçoit notamment le costume en rhodoïd des comédiennes incarnant les Voyelles du sonnet d'Arthur Rimbaud, représenté dans un théâtre de l'Exposition Paris-1937. Sensuelle et mystique, elle alterne dessins érotiques et représentations sacrées. Active jusqu'au bout, elle met à profit la commande d'un service de table pour réaliser des sculptures en céramique dont une Femme futuriste d'une sidérante verdeur. Lorsqu'elle décède à Nogent-sur-Marne en 1957, André Dunoyer de Segonzac, Marc Chagall ou Foujita adressent un mot de sympathie au capitaine d'aviation Pierre Vassilieff pour saluer la Mère Courage de Montparnasse.

Biographie

Claude Bernès consacre sa vie à Marie Vassilieff depuis près de quarante ans. Il est son expert et son premier collectionneur. Le portrait détaillé de Claude Bernès est dressé dans l'avant-propos de ce livre.

Chercheur indépendant, Benoît Noël est docteur en Histoire de l'Art ( 1992-Sorbonne). Journaliste pigiste et enseignant au Centre d'Histoire de l'Art (CEHA) de Chatou durant ses études, il fut le conservateur contractuel du Musée Fournaise de Chatou (Yvelines) de 1992 à 1997. Citons les expositions : L'Absinthe, mythe et réalité ( 1993) ; André Derain, de Chatou à Chambourcy (1995) ; Maurice Leloir, de Guy de Maupassant à Douglas Fairbanks (1995) ou Ferdinand Bac, d'un siècle à l'autre (1996). Il y produisit le film : La Maison Fournaise, Impressions, réalisé par Ingrid Janssen et lauréat du Grand Prix des Musées de France (DMF) en 1993.
Depuis 1995, Benoît Noël est l'auteur d'une vingtaine d'essais sur l'histoire des arts des XIXe et XXe siècles et sur l'histoire des spiritueux. Il a récemment assuré la présentation scientifique d'un texte inédit de Bernardin de Saint-Pierre, découvert 38 lettres de Jules Barbey d'Aurevilly à Trebutien jetant un nouvel éclairage sur la défense des Fleurs du Mal de Baudelaire ou recueilli la première interview de la fille de Pierre Louÿs. Conseiller en ingénierie culturelle auprès d'entreprises privées et de collectivités publiques, il enseigne, depuis l'an 2000, la Communication visuelle à l'Académie Charpentier, rue de la Grande-Chaumière (Paris). Depuis 2001, il donne des conférences pour l'Association des Amis des Musées de Lisieux ou pour l'Université Inter-Ages de Basse-Normandie (Caen). Administrateur de l'Association Le Pays d'Auge et de la Société historique de Lisieux, il rédige nombre d'articles pour leurs revues, dont dernièrement, des enquêtes sur la jeunesse lexovienne du musicien Michel Magne ou sur l'historien d'art Fernand de Mély, spécialiste des « Primitifs français ».

Du même auteur : Benoît Noël