Métaphysique du Moyen Age : essai métahistorique sur la destinée de l'Occident
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 157 pages
Poids : 350 g
Dimensions : 17cm X 24cm
Date de parution :
ISBN : 978-88-7252-336-0
EAN : 9788872523360

Métaphysique du Moyen Age

essai métahistorique sur la destinée de l'Occident

de

chez Archè

Collection(s) : Histoire et métahistoire

Paru le | Broché 157 pages

Public motivé

16.00 Indisponible

Quatrième de couverture

Le Moyen Âge ne fut pas la période historique de ténèbres que la doxa moderne nous dépeint constamment. Bien au contraire, l'époque médiévale a constitué, selon nous, l'âge d'or civilisationnel de l'Occident, qui a vu sa société toute entière se conformer à un modèle intégralement traditionnel, en mettant en pratique les principes métaphysiques, véritablement immémoriaux et universels, qui transcendent le temps historique et l'espace où les hommes vivent. En effet, ce Moyen Âge vitaliste, celui des cathédrales, des croisades et du bouillonnement intellectuel, où l'Europe se considérait comme une unité supra-humaine et constituait ce que l'on appelle la Chrétienté, a imposé un sceau d'éternité sur l'histoire du monde occidental, qui n'a cessé depuis cette période de s'écarter de sa propre tradition... pour son plus grand malheur. En nous abreuvant aux diverses sources ouvertes par les grands clercs médiévaux (écrits sacrés, théologie, arts, chroniques, romans...), continuateurs et accoucheurs de la pensée des Pères de l'Église, et par l'imaginaire collectif (contes, légendes, fabliaux, coutumes...), qui a grandement façonné les piliers mentaux et oniriques des occidentaux, cet essai tentera de dégager les grands thèmes de la fertile métaphysique du Moyen Âge. Perçons donc l'écorce de l'histoire et rongeons avidement l'os de cet âge béni afin d'en retirer la substantifique moelle, et, nous déclarons, comme l'écrit saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109), grand clerc à la pensée si caractéristique de son temps, dans son Proslogion (chapitre I) : «Je le confesse, Seigneur, et j'en rends grâces, tu m'as créé à ton image que voici, pour qu'en me souvenant de toi je te pense et je t'aime. Je ne tente pas, Seigneur, de pénétrer ton élévation, parce que je ne lui compare à aucun degré mon intelligence ; mais je désire avoir jusqu'à un certain point l'intelligence de ta vérité, que croit et aime mon coeur. Car je ne cherche pas à comprendre pour croire mais je crois pour comprendre. Car je crois également ceci : si je ne crois pas, je ne comprendrai pas»...