Mousseline et ses doubles
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 293 pages
Poids : 296 g
Dimensions : 13cm X 20cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-916136-76-9
EAN : 9782916136769

Mousseline et ses doubles

de

chez les Ed. du Sonneur

Paru le | Broché 293 pages

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Quatrième de couverture

Lors d'un séjour à Paris, Mousseline s'émancipe de la tutelle paternelle et rencontre Joseph. Avec lui, elle découvre la ville, la littérature et l'amour. Leur passion, aussi imprévisible que totale, est tragiquement interrompue. Elle décide dès lors de s'installer dans la capitale et y ouvre une agence matrimoniale. En charge de l'éducation de son neveu Michel, elle reporte son affection sur l'enfant, avec le désir inconscient de lui voir endosser la personnalité de Joseph. Michel devra alors parvenir à s'imposer pour devenir pleinement lui même - un écrivain. À sa manière sensible, poétique, imagée, Mousseline et ses doubles est une saga française et familiale, qui débute à la fin du XIXe siècle en province et s'achève de nos jours à Paris. C'est un voyage à travers la France, sa géographie, son histoire (la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Algérie...). On y retrouve l'intérêt de Lionel-Édouard Martin pour les années 1950 et 1960, dans lesquelles bien des lecteurs pourront trouver un écho à leur propre héritage.

Hier, un voisin m'a donné du gibier - dans le bourg, tout le monde chasse et pêche, braconne à l'occasion : chez nous, ce n'est pas rien que d'offrir le lapin de garenne, le perdreau, c'est une profonde marque d'estime. J'ai débouché la bouteille de bourgogne, nous avons bu le coup parmi la plume, le poil ensanglantés, parmi les mots vifs sur l'écran de l'ordinateur - le curseur palpitait. La table de la cuisine est bien assez grande pour un solitaire, j'y mange, j'y écris, j'aime mêler mes phrases à la nourriture, surtout l'hiver - c'est ainsi que désormais je conçois mon existence. Il est rare que j'aie de la visite. C'était bien. Le lapin, le perdreau - « C'est meilleur faisandé » - sont toujours sur la table, comme dans ces natures mortes où ChardiÇn montre - exhibe - un lièvre tué, une raie, des huîtres ouvertes auxquelles donne un coup de patte friand la minette couleur écaille de tortue près de la cruche, du plateau, du canif, de la miche de pain. Elle me plaît, cette manière de rassembler la vie, la mort, dans un espace aussi limité. Les mots sont vivants, mes mots qui bougent, animés par mes phalanges.

Du même auteur : Lionel-Edouard Martin