Oreiller d'herbe ou Le voyage poétique
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 196 pages
Poids : 384 g
Dimensions : 17cm X 21cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-8097-1120-2
EAN : 9782809711202

Oreiller d'herbe ou Le voyage poétique

de

chez P. Picquier

Collection(s) : Littérature grand format

Paru le | Broché 196 pages

traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu


Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par Linda Pommereul Librairie Doucet (Le Mans)

Sôseki, l’auteur de Je suis un chat (Gallimard), est considéré comme le plus grand écrivain de l’ère Meiji. Son œuvre, qui s’imprègne des traditions nipponnes, s’ouvre à l’Occident, ce qui fait toute son originalité et sa modernité. Oreiller d’herbe est sans conteste son chef-d’œuvre, même si Je suis un chat reste un classique pour comprendre la société japonaise grâce à la description du quotidien d’un professeur désabusé, à travers le regard ironique et caustique de son chat. Une nouvelle traduction, mais surtout une trentaine de peintures issues d’une édition de 1926 sont reproduites ici. Délicates, les couleurs sont chatoyantes, elles donnent une autre dimension au texte de Sôseki. « Un peintre se retire dans les montagnes pour peindre, pour se reposer, mais surtout pour faire le point sur son art. » Ce texte inclassable, un « roman-haïku », comme le nommait Sôseki, représente une des réflexions majeures sur la place de l’art dans la société. Oreiller d’herbe est avant tout une œuvre poétique dédiée à la contemplation. Pour s’isoler du monde et se soustraire au tumulte de la société, notre peintre s’installe dans une auberge abandonnée depuis longtemps par les visiteurs. Seulement quelques habitués sont restés et vont lui permettre de relancer sa réflexion, notamment une femme qui le fascine car elle est victime d’une malédiction. Représentation du mythe d’Ophélie, il va tenter de lui rendre hommage par l’art. Le roman fait alterner monologue intérieur et magnifiques descriptions de paysages qui changent au rythme des saisons. Manifeste poétique, essai, roman, quête spirituelle, Oreiller d’herbe est un texte singulier et magnifique, qui ouvrira « de nouveaux horizons à la littérature », prédisait Sôseki en l’écrivant.

Quatrième de couverture

Il faut lire ce texte d'une originalité et d'une poésie absolues, que Sôseki appelait son roman-haïku.

Au printemps, un jeune artiste décide de se retirer dans la montagne, loin des passions et de l'agitation de la cité, rencontre une jeune femme malicieuse et fantasque, rêve de peindre le tableau qui exprimerait enfin son idéal et ne réussit qu'à aligner poème sur poème !

Dans ce manifeste poétique et esthétique, profond, piquant, passionné, indigné, éblouissant, Sôseki approfondit sa méditation sur la création et la place de l'artiste dans la société moderne.

«Je ne crois pas qu'un tel roman ait déjà existé en Occident. Il ouvrira de nouveaux horizons à la littérature», prédisait Sôseki en l'écrivant. Il est rehaussé de peintures d'une infinie délicatesse, aux couleurs veloutées, chatoyantes, issues d'une édition de 1926 en trois rouleaux où figuraient le texte entièrement calligraphié et une trentaine de peintures, toutes reproduites ici.

Biographie

Natsume Sôseki (1867-1916) est un des plus grands écrivains de l'ère Meiji, où le Japon passe en quelques années de la féodalité à un statut de nation moderne parmi les plus avancées. Il succède à Lafcadio Hearn à la chaire de littérature anglaise de l'Université de Tokyo, avant de la quitter pour s'adonner exclusivement à l'écriture. Il publie romans, essais, récits de voyage et, toute sa vie, a capturé dans des haïkus la grâce des instants vécus.

Du même auteur : Sôseki Natsume