Paris brûle ! : l'incendie des barrières de l'octroi en juillet 1789
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 415 pages
Poids : 649 g
Dimensions : 16cm X 24cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-343-17683-3
EAN : 9782343176833

Paris brûle !

l'incendie des barrières de l'octroi en juillet 1789

de

chez L'Harmattan

Collection(s) : Chemins de la mémoire

Paru le | Broché 415 pages

Public motivé

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préface Pierre Serna et Bruno Collin


Quatrième de couverture

Paris brûle !

L'incendie des barrières de l'octroi en juillet 1789

Le 14 juillet, la Bastille est prise ! Il n'y a nul besoin de préciser l'année tant notre univers républicain s'est approprié cette journée. Pourtant, avant même que la prison-forteresse ne tombe, la population parisienne, entre le 10 et le 14 juillet 1789, dévaste et incendie les bureaux de l'octroi qui délimitent le Mur des Fermiers généraux. Cette enceinte fiscale, haute de plus de trois mètres, entoure totalement la ville. Le mur est coupé par des barrières d'octroi (des bâtiments) où des employés perçoivent des taxes sur les produits de consommation acheminés dans la capitale, procurant ainsi des gains importants au pouvoir.

Paris est en proie aux saccages et aux flammes. Le peuple s'attaque ainsi au despotisme fiscal et réclame plus de liberté et d'égalité. Les ravages qui se produisent aux barrières soulignent la montée d'une exaspération sociale qui a sa propre autonomie, distincte du mouvement qui se porte sur la Bastille. Les nouveaux garants de l'ordre ne veulent pas comprendre la fureur du peuple et saisir le sens des dégradations ; pour eux, c'est un peuple-brigand, composé de fraudeurs, qui profite des troubles. Le procès des Incendiaires aux barrières qui se déroule un an plus tard n'aboutira pas, l'Assemblée nationale préfère jeter « un voile sur le passé », appréhendant une réaction trop vive du peuple parisien.

Biographie

Professeur et docteur en histoire, Momcilo Markovic a reçu pour sa thèse, La Révolution aux barrières : la fraude et l'octroi à Paris (1785-1791), le prix Jean Clinquart, decemé par l'AHAD (Association pour l'Histoire de l'Administration des Douanes). En rappelant l'histoire conflictuelle qui existe aux limites de la capitale, l'auteur, dans cet ouvrage, a établi que les destructions aux barrières en juillet 1789 s'inscrivent dans le temps long des résistances antifiscales et constituent un soulèvement général, aux racines profondes, presque impossible à maîtriser.