Pourquoi ont-ils tué Lip ?
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Pourquoi ont-ils tué Lip ?

de la victoire ouvrière au tournant néolibéral

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chez Raisons d'agir éditions

Collection(s) : Cours et travaux

Paru le | Broché 373 pages

Tout public

Grand format Livre broché
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avant-propos Charles Piaget


Pourquoi ont-ils tué Lip ?

De la victoire ouvrière au tournant néolibéral

En 1973, les ouvrières et ouvriers de l'usine horlogère Lip à Besançon s'opposent aux licenciements qu'on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d'un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d'actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l'État. Les licenciements sont évités. C'est la victoire ouvrière.

Mais deux ans plus tard, c'est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu'ils avaient placé à la tête de l'entreprise, d'en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l'État ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ?

Cet ouvrage propose de suivre l'hypothèse d'une mise à mort politique de l'entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l'explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d'archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l'histoire du capitalisme français qu'a été la relance de Lip.

Considérer la fin de Lip comme le résultat d'une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l'ordre néolibéral actuel qui s'enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l'économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n'ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d'ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.
Le mouvement social entamé en 1973 par les ouvriers de l'usine horlogère Lip à Besançon aboutit à la relance de l'entreprise en 1974, puis, deux ans plus tard, à sa faillite. Si les ouvriers mettent en cause le dirigeant Claude Neuschwander, celui-ci considère la liquidation de Lip comme un choix politique, s'inscrivant dans un tournant néolibéral. ©Electre 2021
Format : Broché
Nb de pages : 373 pages
Poids : 590 g
Dimensions : 16cm X 24cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-912107-95-4
EAN : 9782912107954

Du même auteur : Claude Neuschwander