Qui vivra qui mourra : quand on ne peut pas sauver tout le monde

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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 197 pages
Poids : 286 g
Dimensions : 15cm X 23cm
Date de parution :
ISBN : 978-2-226-31491-8
EAN : 9782226314918

Qui vivra qui mourra

quand on ne peut pas sauver tout le monde

de

chez Albin Michel

Collection(s) : Documents

Paru le | Broché 197 pages

Tout public

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Les libraires en parlent

Chronique Page des libraires, rédigée par Caroline Clément Librairie Coiffard (Nantes)

La question se présente comme un casse-tête. Presque un jeu. À l’écran, dans certaines séries télévisées ou dans les romans pour adolescents, c’est à s’y méprendre. Mais le dilemme, le choix, le casse-tête, n’a rien de ludique. À sa base, quelques personnages placés en vase clos. Entre leurs mains une quantité insuffisante de ressources vitales. En résumé, des êtres dans le besoin, dans la plus grande nécessité, sont sommés de faire un choix : vivre coûte que coûte au détriment de la morale et de la vie des autres, ou mourir, se sacrifier, en leur laissant la vie sauve. Frédérique Leichter-Flack, auteure du Laboratoire des cas de conscience (Alma), cerne ce qui, dans notre société, réactualise cette question brûlante du droit à la vie en situation extrême – depuis les camps nazis ou lors de prises d’otages, à l’occasion d’un naufrage ou suite à une épidémie, à un désastre naturel. Intimement liée à l’Histoire, imbriquée notamment à l’épisode de la Shoah et aux listes établies de déportés juifs, cette question insoluble, « qui doit vivre, qui doit mourir », est une affaire d’éthique, affaire d’humanité, affaire d’État. L’alternative semble impossible, sidérante… Primo Levi, Hannah Arendt, Günther Anders, ou encore David Rousset, William Styron et Kazuo Ishiguro, sont ici convoqués. Frédérique Leichter-Flack nourrit encore son raisonnement à partir de séries et de films tels que Hunger Games, Grey’s Anatomy, Lifeboat d’Alfred Hitchcock, Titanic de James Cameron. « Dans un monde où il n’y a pas assez de vie pour tous ceux qui y prétendent, la sélection sociale devient un tri qui oriente vers des catégories bien distinctes – les naufragés et les rescapés, les perdants et les gagnants, les vivants et les morts, entre lesquels il n’y a rien. »

Quatrième de couverture

Qui vivra qui mourra

Prenez une situation verrouillée et un univers clos, où il n'y a pas assez de ressources pour tous ceux qui veulent vivre : nourriture, eau, air, soins, etc. Tout le monde ne pourra pas survivre ; vous le savez, ils le savent aussi. Qui vivra ? Qui mourra ? Ou plutôt : qui sauver et qui laisser mourir ?

La fiction contemporaine se délecte de ces choix tragiques. Du Choix de Sophie au thriller Saw, en passant par la trilogie des Hunger Games, la littérature pour la jeunesse et les fictions post-apocalyptiques, décider qui doit vivre quand tout le monde ne le peut pas est désormais le thème récurrent des productions culturelles à succès.

Alors que l'égalité de valeur des vies s'est imposée comme un principe fondamental de nos sociétés, la question du tri entre les vies nourrit un tabou très protégé. Pourtant, elle n'est pas toujours provoquée par des choix sadiques, pas plus qu'elle ne surgit exclusivement de situations exceptionnelles. On la repère aussi dans des contextes plus ordinaires, comme l'action sociale ou la santé publique. Du triage des blessés les plus graves sur un champ de bataille à l'évacuation de naufragés perdus en mer, de l'exfiltration de quelques-uns au cours d'un génocide à l'ordre de vaccination en cas de pandémie, des situations extrêmes aux dilemmes quotidiens de l'éthique médicale se reconnaît le scénario d'une époque travaillée par ces questions dans son quotidien et sa mémoire blessée. Doit-on, et comment, réfléchir publiquement à ces choix de l'ombre ?

Biographie

Frédérique Leichter-Flack est maître de conférences en littérature à l'Université de Nanterre. Son précédent ouvrage, Le Laboratoire des cas de conscience (Aima, 2012), a reçu le prix de philosophie politique Émile Perreau-Saussine 2013.