Une discipline sans réflexivité peut-elle être une science ? : épistémologie de l'économie
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Fiche technique

Format : Broché
Nb de pages : 139 pages
Poids : 158 g
Dimensions : 13cm X 19cm
Date de parution :
ISBN : 979-10-351-0658-4
EAN : 9791035106584

Une discipline sans réflexivité peut-elle être une science ?

épistémologie de l'économie

de

chez Editions de la Sorbonne

Collection(s) : Libres cours

Paru le | Broché 139 pages

Public motivé


Quatrième de couverture

La crise financière en 2008, puis la pandémie de 2020 ont mis au jour la fragilité des acquis de la discipline économique. C'est l'organisation même de la profession qui est en question, car elle a induit faiblesse méthodologique et absence de réflexivité épistémologique. La recherche en économie est ainsi passée d'une quête des fondements théoriques à une myriade d'analyses empiriques, mobilisant les avancées des techniques statistiques et de vastes bases de données. L'institutionnalisation de plus en plus poussée de la profession est porteuse d'incitations qui livrent de remarquables professionnels, spécialistes de la modélisation et de l'analyse statistique, mais peu de chercheurs capables de conceptualiser à nouveau les bases de la discipline. À la lumière d'Émile Durkheim, cette floraison témoigne d'une anomie dans la division du travail chez les économistes. Aussi, d'éminents titulaires du prix d'économie en l'honneur de Nobel ont-ils plaidé pour un retour réflexif sur les conséquences de la hiérarchie des revues, des procédures de recrutement et de la délégation à la bibliométrie du pilotage des orientations stratégiques de la profession. Où sont les agora qui permettraient une confrontation large, rigoureuse et permanente entre programmes de recherche et théories ? Leur création pourrait être le terreau d'une bifurcation de la discipline économique, en particulier de sa réinsertion tant dans les sciences de la nature que dans celles de la société.

Biographie

Robert Boyer a d'abord travaillé au ministère des Finances comme macro-économiste puis au CEPREMAP, Centre de recherche auprès du commissariat général au plan, en lien avec l'administration économique française. Constatant la fin du régime de croissance de l'après-guerre, il a ensuite cherché les bases d'une macroéconomie institutionnelle et historique dans le cadre de la théorie de la régulation dont L'économie politique des capitalismes (2015) livre un aperçu. Anciennement directeur de recherche au CNRS, directeur d'études à l'EHESS, il anime l'association Recherche & Régulation. Il est membre du Centre Cournot pour la recherche économique et il collabore à l'Institut des Amériques.